Le fabricant de montres suisse affirme dans une poursuite que les montres « ne sont en aucun cas susceptibles de causer des troubles à l’ordre public ou à la moralité ». Swatch a intenté un procès contre le gouvernement malaisien pour la saisie de montres célébrant la fierté LGBTQ. Dans une plainte déposée auprès de la Haute Cour de Kuala Lumpur, le fabricant de montres suisse demande une indemnisation et le retour des 172 montres saisies par les autorités en raison de leurs prétendus « éléments LGBT ». Swatch affirme dans la plainte que la saisie des montres, d’une valeur de 64 795 ringgits (14 232 dollars), n’avait aucune base légale et incluait des articles sans lien avec le militantisme LGBTQ. « Sans aucun doute, les montres saisies ne sont en aucun cas susceptibles de causer des troubles à l’ordre public ou à la moralité, ni de violer la loi », affirme Swatch dans la plainte, déposée le 24 juin et rapportée pour la première fois par le Malay Mail. Le ministère des Affaires intérieures de la Malaisie a saisi les montres, dont certaines arboraient les couleurs de l’arc-en-ciel associées à la fierté LGBTQ, lors de raids dans plusieurs centres commerciaux du pays en mai. Le PDG du groupe Swatch, Nick Hayek, s’est alors demandé comment « la paix et l’amour pourraient être nuisibles » et si les autorités essaieraient de confisquer les arcs-en-ciel dans le ciel si cela était possible. Le ministère des Affaires intérieures et Swatch n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires. La Malaisie, qui compte environ 60 % de musulmans, criminalise les activités sexuelles entre personnes de même sexe, imposant des peines pouvant aller jusqu’au fouet et à l’emprisonnement. Les groupes de défense des droits expriment leur inquiétude face à l’intolérance croissante à l’égard des minorités sexuelles dans ce pays d’Asie du Sud-Est, qui dispose d’un système juridique dual interdisant à la majorité malaise-musulmane de s’engager dans des expressions sexuelles ou de genre contraires aux enseignements islamiques. En mai, deux députés du Parti islamique pan-malaisien (PAS), le plus grand parti du Parlement, ont déclaré que les personnes LGBTQ devraient être classées comme souffrant d’une maladie mentale. L’année dernière, la police islamique a arrêté 20 musulmans lors d’une fête d’Halloween LGBTQ-friendly pour diverses infractions, notamment le travestissement et des actes indécents en public. Source: Al Jazeera et agences de presse.




