Questions-réponses : Conseiller de RSF sur le cessez-le-feu au Soudan, Wagner et les meurtres de civils.

Soudan : un cessez-le-feu d’un jour pour permettre l’aide humanitaire

Les médiateurs ont annoncé que l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF) ont accepté un cessez-le-feu d’un jour à partir de samedi matin dans le but de mettre fin à près de deux mois de conflit civil au Soudan. L’accord, négocié par l’Arabie saoudite et les États-Unis vendredi, vise à faciliter le passage en toute sécurité de l’aide humanitaire désespérément nécessaire dans tout le pays. Il est également espéré qu’il mettra fin aux combats qui font rage depuis le 15 avril, lorsque la rivalité entre le chef de l’armée Abdel Fattah al-Burhan et le commandant des RSF Mohamed Hamdan « Hemedti » Dagalo a explosé en guerre, en partie en raison de désaccords sur la chaîne de commandement dans le cadre des plans de restructuration militaire.

Plusieurs cessez-le-feu précédents ont échoué, les deux parties s’accusant mutuellement de violations. Al Jazeera a interrogé Ibrahim Mukhayer, conseiller basé à Londres du commandant des RSF, sur les allégations contre le groupe paramilitaire et sur ce qu’il faudrait pour mettre fin à la guerre. L’interview a été légèrement modifiée pour plus de clarté.

Les RSF sont accusées de commettre des atrocités et d’occuper des maisons et des hôpitaux, mais Mukhayer insiste sur la nécessité d’avoir des observateurs sur le terrain pour clarifier ces accusations. Il affirme que les forces sont très organisées et obéissent aux commandants, et qu’elles respectent les lois sur les droits de l’homme. Il nie également les allégations selon lesquelles les RSF occupent des hôpitaux et des maisons, et affirme que les forces ont facilité l’évacuation de 300 enfants d’un orphelinat avec la coopération de la Croix-Rouge.

Le cessez-le-feu d’un jour est un pas dans la bonne direction pour mettre fin à la guerre civile au Soudan, mais il reste encore beaucoup à faire pour résoudre les problèmes sous-jacents qui ont conduit à ce conflit. Les observateurs sur le terrain pourraient aider à clarifier les allégations contre les RSF et à rétablir la confiance entre les parties en conflit.

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