Nigeria : les syndicats menacent de faire grève après la suppression de la subvention sur les carburants
Les principaux syndicats du travail du Nigeria et le gouvernement ont fixé un délai de huit semaines pour finaliser un accord visant à augmenter le salaire minimum afin d’aider à amortir les effets de la hausse des prix du carburant après la suppression d’une subvention populaire mais coûteuse. Les négociations avec les syndicats sont l’un des premiers défis auxquels le nouveau gouvernement est confronté alors qu’il poursuit une série de réformes économiques. Les parties ont convenu de mettre en place des groupes de travail dont les termes de référence seront convenus plus tard mardi, certains étant censés commencer à soumettre leurs rapports la semaine prochaine. Le président du TUC, Festus Osifo, a déclaré que le processus serait achevé dans huit semaines. Les parties se réuniront à nouveau le 26 juin.
Le président Tinubu, qui a pris ses fonctions le mois dernier, entreprend les plus grandes réformes du Nigeria depuis des décennies, cherchant à s’attaquer à la faible croissance, à la lourde charge de la dette, à l’inflation croissante et à l’insécurité croissante dans la plus grande économie d’Afrique. Il a promis de réinitialiser l’économie qui a connu deux récessions au cours des huit dernières années, sous son prédécesseur Muhammadu Buhari. La subvention a été introduite dans les années 1970 pour amortir l’effet de la hausse des prix mondiaux du pétrole à l’époque.
Les syndicats du travail nigérians ont menacé de faire grève après que les prix du carburant ont triplé à la suite de la décision du président Bola Tinubu de supprimer la subvention controversée. En janvier 2012, une vague de grèves et de manifestations connue sous le nom d’Occupy Nigeria a eu lieu lorsque le gouvernement a annoncé la fin de la subvention, les autorités finissant par faire marche arrière. Tinubu, alors chef de l’opposition, et Buhari, étaient parmi ceux qui s’opposaient à la mesure.
Les syndicats du travail nigérians et le gouvernement ont convenu d’un délai de huit semaines pour finaliser un accord visant à augmenter le salaire minimum afin d’aider à amortir les effets de la hausse des prix du carburant après la suppression d’une subvention populaire mais coûteuse. Les parties ont convenu de mettre en place des groupes de travail dont les termes de référence seront convenus plus tard mardi, certains étant censés commencer à soumettre leurs rapports la semaine prochaine. Les parties se réuniront à nouveau le 26 juin.




