Violences au Sénégal : 15 morts et des arrestations arbitraires
Le bilan des violences au Sénégal s’élève à 15 morts, selon le gouvernement. Les partisans du leader de l’opposition Ousmane Sonko, condamné pour corruption de mineurs, ont continué à affronter la police dans les rues de Dakar. Les manifestants ont lancé des pierres, érigé des barricades et brûlé des pneus dans les quartiers résidentiels. La police a répondu avec des gaz lacrymogènes et des arrestations arbitraires. Les réseaux sociaux tels que Facebook, WhatsApp et Twitter ont été suspendus pendant près de deux jours pour empêcher les appels à la violence.
Sonko, qui a été acquitté des accusations de viol et de menaces de mort, a été condamné à deux ans de prison. Il est considéré comme le principal concurrent du président Macky Sall pour les élections de 2024. Ses partisans affirment que les poursuites judiciaires sont une manœuvre politique pour l’empêcher de se présenter. Les groupes de défense des droits de l’homme ont condamné la répression gouvernementale et appelé à une résolution pacifique des tensions.
Le gouvernement a déclaré que les manifestations avaient causé des millions de dollars de dégâts et menaçaient la démocratie. Les appels à la résistance constitutionnelle ont été lancés par le parti de Sonko, qui n’a pas été vu ni entendu depuis le verdict. Les avocats de la défense ont déclaré que la condamnation de Sonko l’empêcherait de se présenter aux élections de l’année prochaine, mais le gouvernement a déclaré qu’il pourrait demander un nouveau procès une fois en prison.
Les tensions restent vives au Sénégal, où les manifestations ont été marquées par des violences et des arrestations arbitraires. La communauté internationale a appelé le gouvernement à résoudre pacifiquement les tensions et à respecter les droits de l’homme.




