Pakistan : l’ancien Premier ministre Imran Khan accusé de planifier les attaques contre les installations militaires
Le ministre de l’Intérieur, Rana Sanaullah, a accusé l’ancien Premier ministre Imran Khan d’avoir personnellement planifié les attaques contre les installations militaires dans le cadre des manifestations meurtrières qui ont éclaté dans tout le pays après son arrestation le 9 mai. Sanaullah a déclaré que Khan devrait être jugé devant un tribunal militaire pour son rôle dans les manifestations. Au moins huit personnes ont été tuées et 290 autres blessées lors des manifestations qui ont éclaté lors de l’apparition de Khan devant un tribunal à Islamabad pour répondre à des accusations de corruption. Les installations militaires, y compris la résidence du commandant de corps à Lahore et le quartier général de l’armée à Rawalpindi, ont été ciblées par les manifestants. Les tribunaux militaires sont principalement utilisés pour juger les ennemis de l’État.
La rivalité entre les politiciens civils et l’armée puissante est une question critique en Pakistan. Depuis qu’il a été destitué de ses fonctions l’année dernière, Imran Khan a mené une campagne de défiance sans précédent contre l’armée puissante. Il accuse les hauts gradés d’avoir orchestré sa chute et même d’avoir comploté une tentative d’assassinat en novembre dernier, lorsqu’il a été blessé à la jambe. Les observateurs des droits de l’homme ont déclaré que les autorités ont détenu des milliers de partisans du parti de Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), depuis les violences de rue.
Le ministre de la Défense, Khawaja Asif, a déclaré qu’il n’y avait pas encore de décision concernant le procès de Khan en vertu de la loi sur l’armée, mais il a ajouté qu’il ne pouvait pas exclure une telle possibilité. La semaine dernière, un tribunal de Lahore a remis 16 civils à l’armée pour être jugés pour leur participation présumée aux manifestations.
En conclusion, la situation politique au Pakistan est tendue, avec une rivalité persistante entre les politiciens civils et l’armée puissante. Les manifestations violentes qui ont éclaté après l’arrestation de l’ancien Premier ministre Imran Khan ont conduit à des accusations selon lesquelles il aurait personnellement planifié les attaques contre les installations militaires. Les tribunaux militaires sont principalement utilisés pour juger les ennemis de l’État, et les observateurs des droits de l’homme ont déclaré que les autorités ont détenu des milliers de partisans du parti de Khan depuis les violences de rue.




