Les États-Unis cherchent à exercer une pression accrue sur Pékin, alors que leurs relations militaires et étrangères avec l’Union européenne se resserrent dans le contexte de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Cependant, la Chine a rejeté une déclaration des dirigeants du Groupe des Sept (G7) qui a exposé une approche commune envers Pékin, cherchant à « dérisquer, plutôt que de découpler » l’engagement économique et visant son bilan en matière de droits de l’homme et ses revendications territoriales. Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin s’opposait fermement à la déclaration conjointe du G7 et s’était plaint auprès de l’organisateur du sommet, le Japon.
Les alliés européens des États-Unis se retrouvent donc dans une situation délicate en ce qui concerne leurs liens commerciaux avec Pékin. Comment vont-ils naviguer dans cette situation complexe ? Pour répondre à cette question, l’émission accueille trois invités : Einar Tangen, chercheur principal sur la Chine à l’institut de réflexion Tiehe ; Vicky Pryce, conseillère économique en chef au Centre de recherche sur l’économie et les affaires ; et Steven Erlanger, correspondant diplomatique en chef pour l’Europe au New York Times.
Malgré les pressions exercées par les États-Unis, la Chine reste un partenaire commercial important pour l’Europe. Les invités soulignent que les relations commerciales entre l’Europe et la Chine sont complexes et qu’il est difficile de les réduire à une simple question de choix entre les États-Unis et la Chine. Ils notent également que l’Europe doit être prudente dans sa relation avec la Chine, en particulier en ce qui concerne les questions de sécurité et de droits de l’homme.
En fin de compte, les invités suggèrent que l’Europe doit adopter une approche équilibrée envers la Chine, en cherchant à maintenir des relations commerciales solides tout en exigeant des améliorations en matière de droits de l’homme et de transparence. Ils soulignent également que l’Europe doit travailler en étroite collaboration avec les États-Unis pour faire pression sur la Chine, mais qu’elle doit également être prête à agir de manière autonome si nécessaire.




