Héritage sombre du coup d’État militaire d’Augusto Pinochet au Chili
Le coup d’État militaire d’Augusto Pinochet en 1973 a marqué le début de 17 années de violations systématiques des droits de l’homme et de la disparition de quelque 1 500 Chiliens qui n’ont jamais été retrouvés. À l’occasion du 50e anniversaire de cet événement, les proches des victimes cherchent toujours leurs restes pour mettre fin à leur longue période de deuil. Malheureusement, beaucoup d’entre eux sont décédés en attendant.
Dans de nombreux pays où les forces armées ont commis des atrocités contre des civils, ceux qui savent où les restes de leurs victimes ont été enterrés ou détruits ont été réticents à coopérer. Cependant, le gouvernement chilien mène un plan ambitieux pour parvenir à la justice.
Le ministre chilien de la justice et des droits de l’homme, Luis Cordero Vega, discute de cet héritage sombre avec Al Jazeera. Il explique que le gouvernement travaille à la création d’une base de données ADN pour identifier les restes des victimes et à la mise en place d’un système de réparation pour les familles.
Malgré ces efforts, certains groupes de défense des droits de l’homme estiment que le gouvernement chilien n’en fait pas assez pour poursuivre les responsables de ces atrocités. Ils demandent également que les archives de l’époque soient ouvertes pour permettre une enquête plus approfondie sur les événements de cette période sombre de l’histoire chilienne.
En fin de compte, le Chili doit continuer à travailler pour faire face à son passé et à garantir que de telles atrocités ne se reproduisent jamais.




