Imran Khan accuse le chef d’état-major de l’armée pakistanaise de l’empêcher de revenir au pouvoir
L’ancien Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a déclaré à Al Jazeera qu’il n’avait « pas de problème » avec le chef d’état-major de l’armée du pays, mais a accusé le général Asim Munir de l’empêcher de revenir au pouvoir. Khan a déclaré qu’il n’avait rien fait pour s’opposer au chef de l’armée, mais qu’il y avait quelque chose qui le dérangeait. Il a également accusé la police d’avoir arrêté 7 500 manifestants de son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), et a exhorté ses partisans à rester pacifiques en cas d’arrestation. Khan a également averti que le gouvernement dirigé par le Premier ministre Shehbaz Sharif utiliserait des incidents de violence pour lancer une répression contre les militants et les dirigeants de l’opposition.
Les arrestations arbitraires de militants de l’opposition politique et de manifestants pacifiques ont été condamnées par des organisations de défense des droits de l’homme telles que Human Rights Watch (HRW). HRW a appelé les autorités pakistanaises à respecter les droits de procédure régulière des détenus et à faire preuve de retenue et de respect des droits de l’homme et de l’état de droit.
Les manifestations contre l’arrestation de Khan ont provoqué des troubles généralisés, avec une foule de ses partisans qui ont pris d’assaut la résidence d’un haut commandant militaire à Lahore et l’ont incendiée. La semaine dernière, les dirigeants civils et militaires du pays ont déclaré que les émeutiers et leurs soutiens qui ont attaqué les biens de l’État pakistanais et les installations militaires lors des manifestations seraient jugés en vertu de la loi militaire. Cette décision a été condamnée par des organisations de défense des droits de l’homme et des militants, qui estiment que cela risque de violer le droit des civils à une procédure régulière.
Les droits de l’homme doivent être respectés en toutes circonstances, même en temps de troubles politiques. Les autorités pakistanaises doivent faire preuve de retenue et de respect des droits de l’homme et de l’état de droit, et les militants de l’opposition politique et les manifestants pacifiques doivent être libérés immédiatement.




