Erdogan en tête en Turquie : tour d’horizon du Moyen-Orient

Erdogan en tête en Turquie : tour d’horizon du Moyen-Orient

Erdogan reste le favori en Turquie malgré les défis

Recep Tayyip Erdogan est toujours un adversaire redoutable en Turquie. Après 20 ans au pouvoir, le président a dû faire face à une crise économique, deux tremblements de terre dévastateurs, des relations tendues avec l’Occident et une forte demande de changement de la part de millions de Turcs. Malgré cela, Erdogan a remporté les élections présidentielles de dimanche dernier avec une avance de quatre points de pourcentage sur son rival, Kemal Kilicdaroglu. Bien que le second tour soit prévu pour le 28 mai, l’opposition turque doit se remobiliser rapidement pour espérer l’emporter.

Kilicdaroglu avait été présenté comme un libéral qui rétablirait les relations intérieures et extérieures de la Turquie, mais pour rattraper Erdogan, il a changé de tactique. Il a abandonné son image de grand-père doux et a commencé à jouer sur le sentiment anti-réfugiés en accusant le gouvernement d’avoir laissé entrer 10 millions de migrants irréguliers et en promettant de les renvoyer chez eux. Malgré cela, Erdogan reste le favori incontesté et la montée du nationalisme en Turquie est un fait indéniable.

Conflit à Gaza, 75 ans après la Nakba

Après quatre jours d’attaques aériennes israéliennes et de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, un cessez-le-feu a été conclu entre Israël et le Jihad islamique palestinien. Bien que le conflit ait fait au moins 33 morts palestiniens et un mort israélien, le Hamas n’a pas été impliqué. Les Palestiniens ont commémoré le 75e anniversaire de la Nakba, la catastrophe qui a vu des centaines de milliers de personnes fuir ou être expulsées de leurs foyers en 1948 lors de la création de l’État d’Israël. Les tensions restent vives dans la région et la situation est toujours précaire.

Les combats continuent au Soudan

Les combats se poursuivent au Soudan, où les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants qui réclament un gouvernement civil. Depuis la destitution du président Omar al-Bashir en avril, les militaires ont pris le pouvoir et ont refusé de céder le contrôle à un gouvernement civil. Les manifestants ont organisé des sit-ins devant le quartier général de l’armée à Khartoum, mais ont été violemment dispersés. Les organisations de défense des droits de l’homme ont appelé à la fin de la violence et à la mise en place d’un gouvernement civil pour garantir la paix et la stabilité dans le pays.

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