Attaque contre un convoi de l’ambassade américaine au Nigeria
Selon la police locale de l’État d’Anambra au Nigeria, quatre personnes ont été tuées et trois autres enlevées lors d’une attaque contre un convoi de membres du personnel de l’ambassade des États-Unis dans le sud-est du pays. Les assaillants ont également kidnappé trois autres personnes, dont un chauffeur et deux policiers, lors de l’attaque qui a eu lieu mardi près de la ville d’Atani. Les autorités ont lancé une opération de sauvetage et de récupération pour retrouver les personnes enlevées. La région est connue pour sa violence séparatiste.
Les États-Unis ont confirmé que deux de leurs employés et deux policiers ont été tués lors de l’attaque. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, John Kirby, a déclaré lors d’un point de presse à la Maison Blanche que le convoi avait été attaqué, mais qu’aucun citoyen américain n’avait été blessé. Le département d’État américain a déclaré que son personnel diplomatique travaillait avec les services de sécurité nigérians pour enquêter sur l’attaque.
Les autorités nigérianes ont indiqué que des séparatistes étaient probablement responsables de l’attaque, qui s’inscrit dans une campagne de violence croissante. Le groupe séparatiste appelé le Mouvement indigène du peuple de Biafra (IPOB) a été accusé par la police nigériane d’être à l’origine de l’attaque. Le groupe a nié toute implication dans la violence. Cependant, les tensions ont augmenté depuis l’arrestation du leader fondateur du groupe, Nnamdi Kanu, en 2021.
Les autorités nigérianes ont également accusé l’IPOB d’avoir formé une organisation paramilitaire appelée le Réseau de sécurité de l’est pour mener des attaques violentes. Le groupe a été créé en 2020 pour protéger les agriculteurs et les résidents locaux contre la criminalité. Les autorités nigérianes ont également accusé l’IPOB de mener des attaques violentes contre des installations gouvernementales et des forces de sécurité.
Les États-Unis ont exprimé leur préoccupation face à la violence dans la région et ont appelé toutes les parties à faire preuve de retenue. Le département d’État a également rappelé que la sécurité de son personnel était une priorité absolue et qu’il prenait des précautions étendues lors de l’organisation de voyages sur le terrain.




