Deux anciens ministres algériens condamnés pour corruption
Noureddine Bedoui, ancien Premier ministre de l’Algérie, et Abdelmalek Boudiaf, ancien ministre de la Santé, ont été condamnés à cinq ans de prison et à une amende d’un million de dinars algériens (7 383 dollars) pour corruption. Le jugement a été rendu mercredi par le tribunal pénal économique et financier de la municipalité de Sidi M’hamed. Les deux hommes ont été impliqués dans plusieurs irrégularités liées à la construction d’un nouvel aéroport international dans l’État de Constantine. Le coût du projet a explosé pour atteindre près de sept fois l’estimation initiale, et sa construction a pris dix ans de plus que les quatre années prévues, coûtant ainsi de grosses sommes d’argent au trésor public.
Acquittement de deux autres accusés dans l’affaire
Dans la même affaire, le tribunal a acquitté Taher Sakran, ancien gouverneur de l’État de Constantine, et Ben Youssef Aziz, ancien secrétaire général de l’État, de toutes les accusations portées contre eux.
Contexte politique
Noureddine Bedoui a été nommé Premier ministre de l’Algérie en mars 2019, faisant partie d’un gouvernement intérimaire après que les Algériens ont protesté pour le départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika et après la démission de son prédécesseur Ahmed Ouyahia. Des semaines de manifestations ont eu lieu cette année-là, même après la démission de Bouteflika. Les Algériens, excédés par l’entourage de Bouteflika, ont appelé à la démission de Bedoui ainsi que de l’ancien président intérimaire Abdelkader Bensalah. Le départ de Bouteflika a été suivi d’une série de poursuites contre les membres de son entourage, dont beaucoup sont encore en prison aujourd’hui.
Source
Al Jazeera et les agences de presse.




