L’IA est-elle une triche ? La question divise le monde de l’enseignement supérieur.

L’IA est-elle une triche ? La question divise le monde de l’enseignement supérieur.

L’excitation entourant ChatGPT et d’autres outils d’intelligence artificielle suscite des inquiétudes dans le monde universitaire. De nombreuses institutions américaines et australiennes ont déjà interdit leur utilisation, la qualifiant de tricherie. Leurs homologues britanniques, quant à eux, ont opté pour une approche plus nuancée.

Le 4 juillet, les 24 établissements d’enseignement supérieur du groupe Russell, dont la London School of Economics, l’Imperial College London et les universités d’Oxford et de Cambridge, ont publié leurs principes sur l’utilisation des outils d’IA générative dans l’éducation. Ces institutions prônent une utilisation « éthique et responsable » de ces nouvelles technologies pour en faire des outils d’enseignement à part entière.

Les membres du groupe Russell ont déclaré qu’ils aideraient leurs étudiants et leur personnel à se familiariser avec les outils d’intelligence artificielle générative, afin de les aider à devenir « des leaders dans un monde de plus en plus axé sur l’IA ». Ils adapteront leurs techniques d’enseignement et d’évaluation pour tirer parti des possibilités offertes par ce logiciel en matière d’enseignement et d’apprentissage universitaires. Ils s’engagent également à « favoriser un environnement où les étudiants peuvent poser des questions sur des cas spécifiques d’utilisation et discuter ouvertement des défis associés », sans craindre d’être stigmatisés ou pénalisés.

Rédigé avec l’aide d’experts britanniques de l’éducation et de l’intelligence artificielle, le document souligne la nécessité de surveiller « l’efficacité, l’équité et les implications éthiques de l’intégration des outils d’IA générative dans la vie universitaire ».

Cette vision est partagée par Tim Bradshaw, directeur général du groupe Russell. « L’opportunité transformative offerte par l’IA est énorme et nos universités sont déterminées à la saisir. Cette déclaration de principes souligne notre engagement à le faire d’une manière qui profite aux étudiants et au personnel et protège l’intégrité de l’enseignement de haute qualité que les universités du groupe Russell fournissent », a-t-il déclaré dans un communiqué.

L’utilisation de ChatGPT est-elle de la tricherie ? Ce document témoigne d’un changement d’attitude des grandes universités britanniques à l’égard de l’IA. En mars, plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays, dont certains membres du groupe Russell, ont interdit l’utilisation de cette technologie au sein de leurs institutions. À l’époque, les étudiants qui l’utilisaient dans le cadre de leurs études étaient passibles de sanctions, allant jusqu’à l’expulsion.

Au Royaume-Uni, les performances des outils d’intelligence artificielle suscitent des inquiétudes et divisent les communautés enseignantes. Certains estiment que l’IA pourrait être utilisée à grande échelle pour tricher, tandis que d’autres qualifient leur impact réel sur le monde universitaire. Quoi qu’il en soit, le débat semble promis à se poursuivre. – AFP Relaxnews

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