Des combats à Khartoum ont plongé de larges parties de la ville dans le noir, sans électricité ni eau. Shadin Alfadil, une jeune femme soudanaise qui a participé à des manifestations depuis plus de quatre ans, a entendu des coups de feu tôt samedi matin. Elle a immédiatement compris la gravité de la situation, ayant déjà vu des amis mourir sous ses yeux lors de manifestations précédentes. Depuis le renversement du dictateur Omar al-Bashir en 2018, l’espoir d’une démocratie s’est évanoui face à la puissance militaire du pays. Maintenant, les rêves de démocratie pourraient être enterrés pour de bon sous une pluie de bombes. Les combats ont également affecté la vie quotidienne des habitants de Khartoum, avec une pénurie d’eau et de nourriture pendant le mois de jeûne musulman du Ramadan. Alfadil, qui travaille pour une organisation internationale, a vérifié ses réserves de nourriture et d’eau, mais a constaté qu’elles étaient insuffisantes. Les combats continuent à l’extérieur de sa porte, et peu de gens osent sortir. Un voisin de ses parents a été abattu dimanche. La situation est critique et la violence se propage rapidement.




