Le président cubain Miguel Díaz-Canel a répliqué dimanche aux menaces du président américain Donald Trump, affirmant que son pays « subit des attaques de la part des États-Unis depuis 66 ans ». Dans un discours ferme, il a martelé la détermination de Cuba à « se défendre jusqu’à la dernière goutte de sang ».
Plus tôt dans la journée, Trump avait sommé les autorités cubaines de « conclure un accord avec les États-Unis », les mettant en garde contre une rupture totale de l’approvisionnement en pétrole et en devises en provenance du Venezuela.
Face à cette pression, La Havane refuse de céder. Díaz-Canel a dénoncé une politique d’ingérence et de sanctions qui, selon lui, vise à imposer un changement de régime. Il a rappelé l’histoire longue et douloureuse de l’embargo américain, en vigueur depuis des décennies, et réaffirmé la souveraineté de son peuple.
« Nous ne céderons pas », a-t-il martelé, soulignant que Cuba continuera de soutenir ses alliés, notamment le Venezuela, malgré les pressions extérieures. Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’une crise économique, mais d’une lutte pour l’indépendance nationale.
Alors que Washington resserre l’étau diplomatique et économique, La Havane appelle à la solidarité internationale. Le ton est monté d’un cran dans cette nouvelle escalade entre les deux pays, relançant les tensions dans une région où les intérêts stratégiques se heurtent.




