Le président du Conseil européen, Charles Michel, a récemment déclaré dans une interview que l’Union européenne devrait être prête à accepter de nouveaux membres d’ici 2030. Il a également mentionné l’Ukraine comme l’un des pays candidats potentiels. Cependant, il a souligné que l’Ukraine et les autres pays candidats devraient mettre en œuvre des réformes, lutter contre la corruption et respecter les exigences légales pour pouvoir rejoindre l’UE. De plus, il a souligné la nécessité pour l’UE de clarifier ses objectifs communs, ses priorités et ses dépenses, ainsi que d’accélérer ses processus de prise de décision.
Charles Michel, né en 1975, est président du Conseil européen depuis le 1er décembre 2019. Auparavant, il a été Premier ministre de la Belgique pendant cinq ans. En tant que président du Conseil, il préside les réunions des dirigeants de l’UE sans avoir le droit de vote. Michel représente également l’UE en matière de politique étrangère, ce qui a parfois entraîné des conflits avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Son deuxième mandat prend fin le 30 novembre 2024 et il ne peut pas être réélu.
L’interview aborde également les défis auxquels l’UE sera confrontée pour atteindre son objectif d’accepter de nouveaux membres d’ici 2030. Il est souligné que cela nécessitera des réformes majeures des traités de l’UE et du budget de l’UE, qui devront être approuvées à l’unanimité. Cependant, Michel insiste sur le fait que le temps presse et que l’UE ne peut pas se permettre de perdre davantage de temps. Il souligne également l’importance de l’Ukraine en tant que partenaire stratégique pour l’UE et affirme que son adhésion à l’UE est dans l’intérêt de tous.
En conclusion, Michel affirme que l’UE doit montrer sa capacité à agir sur la scène géopolitique et que le Conseil européen joue un rôle de plus en plus important dans ce domaine. Il souligne également que des pays comme les États-Unis et la Chine commencent à prendre l’UE au sérieux sur les questions géopolitiques. Cependant, il reconnaît que des défis majeurs doivent encore être surmontés pour que l’UE puisse atteindre son objectif d’accepter de nouveaux membres d’ici 2030.



