Le silence des sirènes, le grondement des moteurs. Des cargos glissent sous le soleil marocain, leurs cales pleines d’acier meurtrier. Direction : l’horizon sanglant de l’occupation sioniste. La société civile marocaine, poing levé, hurle son indignation. Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS Maroc) accuse, dimanche, le pouvoir de Rabat de complicité criminelle. « Toujours plus, toujours plus vite », martèle le communiqué. Les preuves s’accumulent : les navires de guerre, chargés de matériel militaire pour l’armée israélienne, continuent de franchir les eaux du détroit de Gibraltar, accostant sans entrave dans le port stratégique de Tanger Med. Un hub logistique au cœur de la Méditerranée,devenu plaque tournante du commerce de la mort.
Le fossé se creuse entre le peuple et le trône. Des manifestations notamment à Tanger, des pétitions, des voix s’élèvent dans les rues, les universités, les syndicats. Le refus du « normalisation » gronde, profond, obstiné. Mais le palais, lui, garde le cap. Les accords secrets, les contrats juteux, les intérêts géopolitiques l’emportent sur la conscience nationale. Le sang palestinien continue de couler, alimenté par des cargaisons qui passent sous le nez des autorités marocaines. « nous ne laisserons pas le silence être complice », prévient BDS.
La lutte s’annonce longue, âpre. Entre le cri de la rue et le murmure des palais, le Maroc se déchire. une bataille d’âmes, où chaque conteneur de munitions trahit un peu plus l’honneur d’un peuple.




