Le maire de Saint-Brevin-les-Pins, Yannick Morez, a démissionné suite à des menaces de mort et un incendie criminel à son domicile, en raison de son projet de déplacer un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Cette démission a suscité une vive réaction politique alors que le soutien à l’extrême droite augmente et que les partis traditionnels cherchent à canaliser le sentiment anti-immigration dans un environnement politique de plus en plus tendu.
Le président Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité avec Morez et sa famille, qualifiant les attaques contre lui d' »indignes ». La ville de Saint-Brevin a accueilli des migrants depuis la fermeture du camp de la Jungle près de Calais en 2016, sans aucun problème selon Morez.
Cependant, les manifestations organisées par le parti d’extrême droite Reconquête, dirigé par l’ancien candidat à la présidentielle Eric Zemmour, ont été répétées et ont conduit à l’attaque contre la maison de Morez en mars dernier. Le chef du Parti socialiste, Olivier Faure, a déclaré que « c’est honteux que l’État n’ait pas compris l’ampleur de ce qui lui arrivait et ne l’ait pas soutenu. C’est honteux de continuer à normaliser l’extrême droite ».
Le Premier ministre Elisabeth Borne a déclaré qu’elle voulait « protéger les maires mieux… intervenir plus tôt pour les soutenir, identifier leurs difficultés et mieux les soutenir ».




