Risque pour la stratégie de « diplomatie équilibrée » de la Chine au Moyen-Orient.

Risque pour la stratégie de “diplomatie équilibrée” de la Chine au Moyen-Orient.

La Chine maintient sa position d’équilibre dans le conflit Israël-Hamas

SAINT PAUL, Minnesota: Le 30 octobre, des rapports ont commencé à circuler‍ selon lesquels Israël était absent des services de cartographie fournis par les entreprises technologiques⁤ chinoises Baidu et Alibaba, ⁢ce qui laissait entendre – ou du moins certains le pensaient – que Pékin prenait parti pour le Hamas plutôt que pour Israël dans la ⁢guerre en cours.

Dans les heures‌ qui ont suivi, les responsables chinois ont commencé à contester cette narration, soulignant que ⁣les noms apparaissent sur les cartes ⁢officielles du pays et que les cartes ‍proposées par les entreprises technologiques chinoises n’avaient pas du tout changé depuis l’attaque du 7 octobre par le ‍Hamas.

En effet, le ministère chinois​ des Affaires étrangères⁣ a saisi l’occasion pour aller plus loin, en soulignant que la Chine ne prenait pas ⁣parti dans⁢ le conflit. Pékin a déclaré qu’il respectait à⁢ la fois le droit d’Israël à l’autodéfense et les droits du peuple palestinien⁤ en vertu du droit humanitaire international.

Cette affirmation d’équilibre et d’impartialité ‍ne devrait surprendre personne. Elle constitue le fondement de ⁢l’approche stratégique de la Chine au Moyen-Orient depuis ⁤plus⁤ d’une décennie, au cours⁣ de laquelle Pékin a cherché à se présenter comme un ami de tous dans la région et l’ennemi de personne.

Cependant, l’épisode de la carte‍ souligne un ⁢problème auquel Pékin est confronté dans la crise actuelle. La polarisation qui s’est installée dans ce conflit – tant au Moyen-Orient lui-même que dans le ​monde entier – ⁢rend de plus en plus difficile‌ à Pékin de maintenir son approche stratégique au Moyen-Orient.

En tant ⁢qu’universitaire enseignant des cours sur la ⁤politique étrangère de la⁤ Chine, je pense que la guerre entre Israël et le Hamas constitue le test ​le plus sévère à ce jour de la stratégie​ de la Chine au Moyen-Orient, qui⁢ jusqu’à présent était centrée sur le ‌concept‍ de « diplomatie équilibrée ».

Le sentiment pro-palestinien croissant en Chine – et les sympathies historiques du pays dans la région – suggèrent que si‌ Xi est contraint de quitter la voie de l’impartialité, il ‌se rangera du côté des Palestiniens plutôt que des ⁤Israéliens.

Mais c’est⁢ un ⁤choix que Pékin préférerait ne pas faire – et ce, pour des raisons économiques ​et ‍de politique étrangère avisées. Faire un tel choix marquerait, selon moi, la fin de l’effort décennal de la Chine pour se positionner en tant que « facilitateur utile » ‍influent dans la région – une puissance extérieure qui cherche ‍à faciliter des⁣ accords de paix et à créer un ordre économique et de sécurité ‌régional véritablement inclusif.

OBJECTIFS ET STRATÉGIES DE PÉKIN

Alors que ⁤par le⁤ passé, la sagesse‍ conventionnelle dans les cercles diplomatiques était que la Chine n’était pas très investie au Moyen-Orient, cela n’est plus vrai depuis‌ environ 2012. À partir de⁤ cette époque, la Chine a investi une énergie diplomatique considérable pour renforcer son influence dans la région.

La vision stratégique globale de Pékin ⁣pour le Moyen-Orient est celle ⁣dans laquelle l’influence des États-Unis est ​considérablement réduite tandis que celle⁢ de la Chine est considérablement renforcée.

D’une ⁣part, il s’agit ‍simplement d’une manifestation régionale d’une vision⁢ globale – telle que définie dans une série d’initiatives de politique étrangère chinoises telles que la Communauté‍ du Destin Commun.

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