Le parti pro-militaire birman a remporté la première phase des élections organisées par la junte,selon les résultats officiels publiés lundi 5 janvier. Le Parti de l’Union pour la solidarité et le développement (USDP) a raflé 89 des 102 sièges de la Chambre basse, soit près de 90 % des sièges attribués lors de cette première étape.
Le scrutin,organisé le 28 décembre,s’inscrit dans le cadre d’un processus électoral en trois phases que la junte promet comme une transition vers un retour au pouvoir civil. Mais les diplomates occidentaux et les défenseurs de la démocratie dénoncent un simulacre destiné à légitimer le régime militaire. Aung San Suu Kyi reste emprisonnée,son parti,la Ligue nationale pour la démocratie (NLD),a été dissous,et les opposants sont systématiquement réprimés.
Le USDP, largement composé d’anciens officiers, avait été écrasé par le NLD lors des élections de 2020, avant le coup d’État militaire de février 2021. Depuis, le pays est plongé dans une guerre civile opposant les forces armées aux groupes rebelles et aux milices ethniques. Ces derniers ont boycotté le scrutin dans leurs zones d’influence, et la junte reconnaît ne pas contrôler l’ensemble du territoire.
Quoi qu’il en soit, la Constitution imposée par l’armée réserve un quart des sièges du Parlement et des postes clés du gouvernement aux militaires. Le scrutin se poursuivra avec une troisième et dernière phase le 25 janvier.




