Les vendeurs ambulants de retour dans les rues de Chine alors que la reprise économique vacille.

Les vendeurs ambulants de retour dans les rues de Chine alors que la reprise économique vacille.

Les vendeurs de rue chinois cherchent à compléter leurs revenus

Depuis la fin de la pandémie, les vendeurs de rue chinois sont de retour dans les rues de Shanghai. Ils cherchent à compléter leurs revenus dans un contexte économique difficile où les emplois et la croissance des salaires sont faibles. Les autorités chinoises ont longtemps considéré les vendeurs de rue comme une nuisance et les ont interdits ou réglementés dans de nombreuses villes. Cependant, il y a des signes que les gouvernements locaux leur accordent plus de liberté, une tendance qui devrait se poursuivre.

Les vendeurs de rue chinois font face à des salaires trop bas pour subvenir à leurs besoins. Wang Chunxiang, une vendeuse de pâtisseries de 43 ans, a déclaré : « Les salaires sont trop bas. À mon âge, sans beaucoup de connaissances, je ne pourrais gagner que 5 000 à 6 000 yuans (868 dollars américains) par mois en tant que femme de ménage. Le loyer à Shanghai est si cher. Même les maisons de mauvaise qualité coûtent 2 000 à 3 000 yuans ». Elle peut gagner environ 10 000 yuans par mois en vendant des pâtisseries pour 15 yuans la boîte.

Les gouvernements locaux chinois accordent plus de liberté aux vendeurs de rue. Zibo, dans l’est de la Chine, est devenue une sensation médiatique ce mois-ci après qu’un afflux de touristes visitant les étals de nourriture de rue ait contraint les autorités à émettre des avertissements concernant la surpopulation. La ville de Shenzhen, qui a interdit la vente ambulante en 1999, assouplira les restrictions sur les étals de rue à partir de septembre. Shanghai cherche l’avis du public sur la révision de la réglementation des vendeurs de rue et a annoncé en avril avoir créé 74 emplacements pour les vendeurs.

La pression économique pousse les vendeurs de rue à risquer des amendes ou la confiscation de leurs produits. Wang Xuexue, une vendeuse de fleurs de 28 ans, préfère vendre ses produits en dehors des zones désignées, qui sont éloignées et facturent des frais. « Bien sûr, les autorités essaient de nous attraper. Sinon, nous ne courrions pas si vite », a déclaré Wang Xuexue, qui travaillait dans une boutique de fleurs jusqu’à récemment. Même à Pékin, que le président Xi Jinping a déclaré devoir rester avant tout un « centre politique » sans économie de rue, les vendeurs de rue sont présents.

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