Dans le district de Wenzhou, en Chine, un comble : des employés d’un comité de quartier ont trouvé le moyen de tricher avec le système biométrique de pointage. Leur arme ? Des masques en papier imprimés aux visages de leurs collègues. Une méthode à la fois absurde et diaboliquement simple,qui a suscité un tollé sur les réseaux sociaux. Selon le quotidien Wenzhou City Daily, un citoyen nommé Li a dénoncé le stratagème, filmé par une caméra de surveillance au-dessus de la machine.
L’un des agents, également surnommé Li, aurait organisé le montage, permettant à un seul individu de valider la présence de toute une équipe.
Les comités de quartier, ces petites administrations locales non-salariées par l’État, sont censés être proches des habitants. Pourtant, cette affaire soulève des questions sur la bureaucratie et la surveillance. « C’est de la corruption », s’insurge un internaute. « Même le travailleur le plus mal payé mérite d’être honnête. » D’autres pointent du doigt le ridicule d’un système de pointage pour des agents censés se déplacer chez les riverains. « Qui se pointe à la machine alors qu’on doit être sur le terrain ? »
Une étude de 2022 de Legal Daily rappelle que des masques imprimés à bas prix (entre 10 et 40 yuans) suffisent à tromper certaines caméras, surtout lorsqu’elles fonctionnent à faible résolution. Li a transmis son dossier aux autorités en octobre. Elles ont promis une réponse avant le 31 décembre. Reste à savoir si la justice sera plus rapide que la technologie.




