La Cour suprême du Pakistan déclare l’arrestation de l’ancien Premier ministre Khan « invalide »

Jeudi 11 mai, la Cour suprême du Pakistan a déclaré l’arrestation de l’ancien Premier ministre Imran Khan « invalide ». Cette décision intervient deux jours après son arrestation qui a provoqué des affrontements meurtriers et des manifestations massives dans tout le pays.

Le chef de la Cour suprême, Umar Ata Bandial, a ordonné à Khan de rester sous la protection de la police jusqu’à sa comparution à une autre audience de la Cour vendredi. Il a également refusé sa demande de retourner à sa ferme située à la périphérie d’Islamabad.

Voici les principales mesures prises par la Cour suprême :

• La police d’Islamabad doit fournir une protection à Khan ;
• Il doit fournir une liste de ses membres de famille et de ses avocats qui pourront le rencontrer à la caserne de police ;
• La caserne de police doit être traitée comme une « résidence » ;
• Khan restera sous la garde de la Cour suprême et pourra consulter ses amis et ses avocats pendant son séjour.

Lors de l’audience, Khan a déclaré qu’il avait été « traité comme un terroriste ». Des milliers de partisans de son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), ont pendant deux jours saccagé des bâtiments et bloqué des routes dans les villes du pays.

Selon les forces de l’ordre, neuf personnes ont été tuées et plus de 2000 personnes arrêtées, principalement dans les provinces du Pendjab et du Khyber Pakhtunkhwa. Huit membres de la direction centrale du PTI accusés d’avoir orchestré les manifestations ont également été arrêtés.

Les forces de sécurité ont répondu avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les foules. Des journalistes de l’AFP ont vu des partisans du PTI menottés battus par la police à Islamabad.

L’ancienne star du cricket a été destitué en avril 2022 après avoir perdu le soutien de l’armée puissante du Pakistan. Khan a déclaré que les nombreuses poursuites judiciaires engagées contre lui après sa destitution font partie d’une tentative du gouvernement et de l’armée pour l’empêcher de revenir au pouvoir avant les élections prévues à l’automne.

L’armée a émis un communiqué avertissant qu’une « réaction sévère » serait engagée contre toute nouvelle attaque contre les installations de l’État et de l’armée.

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