La Chine retarde production de véhicules autonomes après un accident

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Ningbo, Chine – Le rêve chinois de la voiture autonome vient de subir un violent freinage. En mars, une Xiaomi SU7 en mode conduite assistée percutait un mur de béton sur une autoroute d’Anhui, tuant trois étudiantes. contrairement aux accidents passés étouffés par la censure, celui-ci a fait grand bruit, relançant le débat sur la sécurité et la responsabilité juridique.

Résultat : le ministère chinois de l’Industrie n’a validé que deux projets sur neuf. Seuls Changan Automobile et BAIC pourront tester des taxis autonomes, et encore, sur trois tronçons d’autoroute seulement, sans changement de voie automatisé. Ailleurs, un conducteur devra reprendre le contrôle. Un recul significatif par rapport aux objectifs affichés il y a cinq ans : une production massive d’ici la fin 2025.

La Chine distingue trois niveaux de conduite autonome. Le niveau 2,déjà largement répandu, exige que le conducteur garde les mains sur le volant. Un test gouvernemental en juillet a montré que moins de la moitié des 36 modèles testés évitaient un camion de chantier la nuit. Seules les Tesla s’en sont sorties dignement.

Le niveau 3 permet de lâcher le volant, mais le conducteur doit rester prêt à reprendre le contrôle. Le niveau 4,c’est le robotaxi sans conducteur. Wuhan en teste déjà des flottes.

Pourtant, des constructeurs comme Geely ont déjà produit des véhicules équipés pour le niveau 3, mais ils ne peuvent les vendre qu’avec un logiciel de niveau 2. « Ce qui semblait être un lancement imminent du niveau 3 était en fait une accélération marketing déconnectée de la gouvernance et de la confiance publique », analyse Bill Russo, consultant à Shanghai. Pékin ralentit le rythme, pas l’objectif.

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