La Chine envisage de punir la cyber-violence
Les autorités chinoises ont annoncé le 9 juin qu’elles sollicitaient l’avis du public sur des directives visant à punir la cyber-violence, alors que les préoccupations grandissent concernant le harcèlement en ligne et les attaques visant les femmes et les enfants dans la plus grande communauté Internet du monde. Les directives ont été rédigées conjointement par des organismes tels que le ministère de la Sécurité publique et la Cour suprême du peuple, en réponse au danger que représente l’abus en ligne pour l’ordre social et les droits des individus. La cyber-violence implique des comportements tels que la propagation de rumeurs en ligne, les insultes et le doxxing, et dans certains cas, en fonction de la gravité, les autorités considéreront de telles actions comme punissables par la loi pénale, selon les directives.
Les autorités ont déclaré que la police chinoise devrait rapidement aider les victimes de cyber-violence si elles déposent une plainte. La date limite pour les commentaires est le 25 juin. Des incidents récents signalés par les médias chinois ont suscité un débat public sur le doxxing, terme utilisé pour décrire la publication d’informations privées d’une personne sur Internet sans son consentement, et sur la manière dont de tels incidents devraient être traités.
Dans un cas récent, les médias ont imputé le suicide d’une jeune mère dans la ville centrale de Wuhan à la critique des médias sociaux de son comportement après la mort de son fils de six ans, qui a été renversé par une voiture d’un enseignant dans une enceinte scolaire. Elle a sauté d’un immeuble de grande hauteur environ 10 jours plus tard, le 2 juin, ont rapporté les médias.
La cyberintimidation est plus répandue et plus dommageable pour les jeunes vies que nous ne le pensons. Il est temps de la prendre au sérieux.




