Iran : un accord possible sur le nucléaire si l’infrastructure est préservée
Le leader suprême iranien, Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que la conclusion d’un accord avec l’Occident sur le travail nucléaire controversé de Téhéran était possible si l’infrastructure nucléaire du pays restait intacte. Il a ajouté que Téhéran devrait continuer à travailler avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans le cadre des garanties. Les pourparlers indirects entre Téhéran et Washington pour relancer l’accord nucléaire de 2015 avec six grandes puissances sont au point mort depuis septembre, les deux parties s’accusant mutuellement de faire des demandes déraisonnables.
L’Iran a commencé à violer les termes de l’accord en 2019 en réponse au retrait des États-Unis en 2018 sous la présidence de Donald Trump. L’accord de 2015 limitait l’activité d’enrichissement d’uranium de l’Iran pour rendre plus difficile le développement d’armes nucléaires, en échange de la levée des sanctions internationales. L’Iran nie vouloir acquérir des armes nucléaires.
Téhéran et Washington ont nié jeudi un rapport selon lequel ils étaient proches d’un accord intérimaire en vertu duquel Téhéran réduirait son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions.
Les pourparlers sur le nucléaire iranien sont au point mort depuis septembre, les deux parties s’accusant mutuellement de faire des demandes déraisonnables. Les États-Unis ont déclaré qu’ils étaient prêts à revenir à l’accord de 2015 si l’Iran respectait ses engagements, tandis que l’Iran a déclaré qu’il ne reviendrait à l’accord que si les États-Unis levaient toutes les sanctions.
Les négociations ont été compliquées par les élections présidentielles iraniennes de juin, qui ont vu l’élection d’un nouveau président ultra-conservateur, Ebrahim Raisi. Les analystes estiment que Raisi est peu susceptible de faire des concessions importantes sur le nucléaire.




