Indonésie : Le président Joko Widodo suscite des critiques pour son intervention dans les élections présidentielles à venir
Le président indonésien Joko Widodo, également connu sous le nom de Jokowi, a récemment déclaré qu’il interviendrait dans les élections présidentielles à venir, ce qui a suscité des critiques. Les observateurs estiment que cela soulève des questions politiques pour le chef de l’État. Jokowi a défendu sa position en affirmant qu’il avait l’obligation morale de jouer un rôle plus important dans les élections pour assurer une transition de pouvoir en douceur. Il a utilisé le mot javanais « cawe-cawe » pour décrire son intervention. Jokowi est constitutionnellement interdit de briguer un troisième mandat, ce qui signifie que les Indonésiens éliront un nouveau chef d’État en février prochain.
Les candidats à la présidence ne seront officiellement candidats qu’après leur inscription auprès de la commission électorale en octobre. Jusqu’à présent, trois personnes ont été soutenues par divers partis politiques comme candidats potentiels à la présidence. Le parti démocratique indonésien de lutte (PDI-P) a soutenu son membre Ganjar Pranowo, le gouverneur actuel de Java central. Gerindra et son partenaire de coalition, le Parti de l’éveil national (PKB), veulent que le ministre de la Défense, Prabowo Subianto, soit le prochain président. Le quatrième plus grand parti du parlement indonésien, Nasdem, ainsi que le Parti démocrate et le Parti de la justice prospère (PKS), ont quant à eux apporté leur soutien à l’ancien gouverneur de Jakarta, Anies Baswedan.
Les observateurs estiment que Jokowi ne viole aucune loi en intervenant dans les élections, bien que cela puisse être considéré comme peu éthique. Selon l’analyste politique Ray Rangkuti du groupe de réflexion Lingkar Madani basé à Jakarta, la loi ne peut pas encore être utilisée contre Jokowi car il n’y a pas encore de candidats officiels à la présidence.
La loi ne peut pas encore être utilisée contre Jokowi
La Constitution indonésienne de 2017 réglemente que les fonctionnaires d’État, les fonctionnaires structurels et les fonctionnaires fonctionnels en position d’État sont interdits de mener des activités qui pourraient conduire à une partialité envers les participants aux élections. M. Rangkuti a déclaré que, du point de vue de l’éthique et de la consolidation de la démocratie, l’intervention de Jokowi n’était pas bonne.
En résumé, la déclaration de Jokowi selon laquelle il interviendra dans les élections présidentielles à venir a suscité des critiques. Bien qu’il ne viole pas la loi, son intervention peut être considérée comme peu éthique. Les Indonésiens éliront un nouveau chef d’État en février prochain, et jusqu’à présent, trois personnes ont été soutenues par divers partis politiques comme candidats potentiels à la présidence.




