Énergie et mines : la loi sur les hydrocarbures et les projets miniers en marche

mine de fer

En 2025, l’Algérie a franchi une série d’étapes décisives dans ses secteurs énergétique et minier.Le lancement de l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2024 » a porté ses fruits, avec l’attribution de cinq licences d’exploration et de production d’hydrocarbures à des majors comme TotalEnergies, Eni et Sinopec. Cette dynamique s’appuie sur la nouvelle loi sur les hydrocarbures (n°19-13), entrée en vigueur en 2024, qui encadre mieux les investissements étrangers et modernise le cadre réglementaire. L’ALNAFT, l’agence nationale en charge des hydrocarbures, prépare déjà un nouvel appel d’offres pour 2026, en concertation directe avec les partenaires internationaux.

Parallèlement, le secteur minier s’impose comme un pilier de la diversification économique. la nouvelle loi minière, adoptée en 2025, introduit des mesures incitatives pour attirer les investisseurs et stimuler les PME. le projet phare reste l’exploitation industrielle de la mine de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf. Avec 3,5 milliards de tonnes de réserves, ce gisement, l’un des plus vastes au monde, entre en phase industrielle. Une unité de traitement de 4 millions de tonnes par an doit être opérationnelle fin avril 2026. Un chemin de fer Béchar-Tindouf, en cours d’achèvement, reliera le site au réseau national dès janvier 2026.

À l’est du pays, le projet intégré de phosphate de Bled El Hedba (Tébessa) vise à faire de l’Algérie un acteur majeur de l’exportation d’engrais. Avec une capacité de 6 millions de tonnes par an, il s’appuie sur une ligne ferroviaire reliant la mine aux usines de change. Le doublement de la voie ferrée entre Driaa et Oued El Kebrit (Souk Ahras) accélère la modernisation du corridor minier de l’est.

La mine de zinc et de plomb d’Oued Amizour (Béjaïa), avec 34 millions de tonnes de réserves exploitables, devrait générer 215 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel. Enfin, les énergies renouvelables accélèrent : 3200 MW de capacités photovoltaïques, issus de la première phase d’un program de 15 000 MW d’ici 2035, seront opérationnels en 2026. Le corridor sud de l’hydrogène « SoutH2 » et le projet de connexion électrique « Medlink » vers l’Italie renforcent l’ambition verte du pays.

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