Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, a déclaré que 2026 sera « l’année de la lecture » lors d’une réunion à la Cité de la culture de Tunis. Il a présenté une stratégie ambitieuse visant à redonner au livre sa place centrale dans la vie des élèves. Pour lui, le savoir traditionnel ne suffit plus face aux défis de demain. Ainsi, le plan inclut la création de 4.000 bibliothèques scolaires et l’introduction de 75 livres dans chaque bus scolaire pour encourager la lecture.
L’objectif est clair : offrir aux jeunes des « horizons du rêve » et les détourner d’occupations peu profitables. Cependant, la tâche s’annonce ardue. Les traditions de lecture ont été oubliées, et il est crucial de se demander comment réconcilier les jeunes avec les livres. Autrefois, les élèves constituaient leur bibliothèque, échangeaient des livres et partageaient leurs lectures. Aujourd’hui, la lecture est souvent éclipsée par le temps passé sur Internet.
Les libraires constatent une baisse des ventes, les prix des livres étant jugés prohibitifs. Un enseignant à la retraite souligne la nécessité de rétablir le lien entre lecture et apprentissage. La création de bibliothèques scolaires pourrait aider, mais il est essentiel d’impliquer aussi les enseignants et les parents. L’éveil à la lecture commence avant même l’entrée à l’école.
Pour réussir ce projet, il faudra une mobilisation générale, y compris des médias, afin de cultiver le plaisir de lire et d’instaurer des habitudes durables. La Tunisie a besoin de ce chantier pour redynamiser la culture de la lecture.




