Un ancien banquier prend la tête de la gauche grecque après Tsipras
Ce dimanche, deux candidats s’affrontent pour la direction de Syriza, le principal parti d’opposition au Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Depuis la démission d’Alexis Tsipras, le parti de droite Nouvelle Démocratie est sans direction. L’émergence de Stefanos Kasselakis, un ancien banquier de 35 ans ouvertement gay et peu expérimenté en politique, suscite de l’excitation et de l’incertitude.
Stefanos Kasselakis est en compétition avec Efi Achtsioglou, une fidèle de Syriza âgée de 38 ans, qui a été ministre du Travail dans l’administration Tsipras. Près de 150 000 membres de Syriza ont voté lors du premier tour, réduisant le nombre de candidats de cinq à deux. Kasselakis a remporté les sondages de la semaine dernière avec 45,04 % des voix, contre 36,21 % pour Achtsioglou.
L’élection est cruciale pour le plus grand parti de gauche de Grèce, qui a été évincé du pouvoir en 2019 après une crise financière tumultueuse. Achtsioglou, considérée comme l’héritière apparente de Tsipras, a un programme explicitement de gauche axé sur les augmentations de salaire, le pouvoir de négociation des travailleurs et la lutte contre la crise climatique. Kasselakis, quant à lui, a des positions politiques moins claires, mais il promet la transparence, la modernisation de l’armée et l’harmonisation des droits LGBTQ avec les normes européennes.
En conclusion, l’élection de la direction de Syriza est un enjeu important pour le parti et pour la gauche grecque dans son ensemble. Les deux candidats, Kasselakis et Achtsioglou, offrent des visions différentes pour l’avenir du parti et du pays. Le résultat de cette élection pourrait avoir un impact significatif sur la politique grecque et sur la position de la Grèce au sein de l’Union européenne.




