Le Premier ministre japonais Fumio Kishida mise sur les femmes pour relancer sa fortune.

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a ‍nommé cinq femmes à son cabinet, ⁤le plus grand nombre depuis⁤ 2014,⁢ dans le ​cadre d’un remaniement ministériel qu’il espère améliorer ses⁢ faibles taux d’approbation. L’une des​ additions notables au cabinet est Yoko Kamikawa, qui​ est devenue la première femme ⁣ministre des Affaires étrangères du Japon depuis près de deux ‍décennies. “Nous souhaitons démontrer la présence du Japon et établir la confiance ⁢avec nos‍ homologues du monde entier”, a-t-elle déclaré jeudi lors de sa première conférence de presse depuis sa ⁣prise de fonction. Elle a également déclaré que le​ Japon chercherait des “actions ⁢responsables de la part de la Chine” et maintiendrait des conversations avec⁤ son voisin dans le but‌ d’améliorer leurs⁢ relations tendues. La septuagénaire était auparavant ministre de la Justice du Japon et supervisait‍ l’exécution de personnalités importantes au sein de la secte apocalyptique ‌Aum Shinrikyo, responsable de l’attaque mortelle au gaz sarin dans le métro de Tokyo en⁣ 1995. Le remaniement ​de mercredi intervient alors que le soutien au ​parti ‍de Kishida​ continue de diminuer. Selon un sondage de l’agence de presse Kyodo News en août, seulement 33,6 % des citoyens japonais soutiennent‍ actuellement le Premier ministre.‍ Les taux d’approbation ont‍ baissé depuis juillet⁢ 2022 et ont atteint un⁢ niveau bas de 33,1 % en décembre dernier. Kishida espère que la nomination de plus de femmes renforcera son soutien parmi ​les électeurs plus progressistes ⁤et plus jeunes. Avant ​l’annonce de⁢ mercredi, seulement deux des‍ 19 membres du ‌cabinet étaient des femmes. ⁤La ‍représentation des femmes en politique au Japon est particulièrement faible par rapport à d’autres pays, se classant 138e sur 146 nations en termes ⁤d’égalité des sexes en politique, selon le Forum économique ‍mondial. “Un petit pas dans la bonne ⁢direction⁣ de la part‌ d’un ​parti politique ayant un très mauvais bilan en matière de représentation féminine”, a déclaré Jeffrey Hall, chargé de cours⁣ spécial ​en études japonaises à ​l’université internationale de Kanda, à Al Jazeera. Parmi les femmes nommées, Hanako Jimi, ancienne médecin, est maintenant ministre de la revitalisation régionale. Ayuko Kato,‌ membre ‍la plus jeune du cabinet à 44 ans, sera responsable des⁢ politiques en faveur⁤ de l’enfance. Elle ⁣était auparavant⁢ consultante ‍en gestion et⁤ est⁣ la fille d’un homme politique renommé. La ministre de la reconstruction est maintenant ⁤Shinako Tsuchiya, ‍qui était auparavant chercheuse culinaire et artiste floral. ​Yuko Obuchi, qui a été nommée ⁢présidente du comité stratégique électoral‌ du Parti libéral-démocrate ‍au pouvoir (PLD), est également issue d’une⁢ dynastie politique. Elle est la fille⁤ de ‌feu le Premier ministre Keizo​ Obuchi,⁣ lui-même fils d’un membre du Parlement. Ancienne ministre de l’Industrie, ⁢Obuchi a été contrainte de démissionner en 2014 à‍ la suite ⁢d’un scandale sur les ​fonds politiques, mais ⁢a regagné la confiance de Kishida. Il dit vouloir qu’elle révèle son talent et aide le parti à atteindre son objectif d’avoir 30 % de femmes occupant des sièges parlementaires‍ dans les 10 prochaines années.

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