Dans notre quête de transformer l’avenir de l’éducation, nous devons faire face à la réalité frappante de l’agitation mondiale des jeunes. Les récents événements dans des pays comme la France ont mis en évidence les profondes divisions et la fragmentation auxquelles sont confrontés les jeunes adultes. Les malheureuses fréquences d’actes de violence commis par les jeunes en réponse à la violence reflètent leur profonde frustration et leur désir de changement.
Cette vague d’agitation n’est pas exclusive à la France – c’est une tendance mondiale. Les décès tragiques de personnes comme Nahel en France, George Floyd aux États-Unis et Mohamed Bouazizi en Tunisie, pour ne citer que quelques exemples, ont suscité des réactions mondiales, déclenchant des mouvements qui réclament justice et égalité de la part de ceux qui se sentent ignorés et invisibles.
Face à ces problèmes, les établissements d’enseignement supérieur – collèges et universités - ont un rôle unique et essentiel à jouer. Ces lieux ne sont pas de simples centres d’apprentissage, mais des catalyseurs puissants de transformation. L’éducation d’aujourd’hui doit fournir aux jeunes adultes les connaissances, les compétences et les capacités de réflexion critique nécessaires pour engager un dialogue constructif et résoudre des problèmes complexes.
Pour favoriser efficacement un changement positif, l’enseignement supérieur doit favoriser des environnements inclusifs qui valorisent la diversité et créent des espaces où toutes les voix sont entendues et respectées. Trop de jeunes adultes se sentent négligés et anxieux quant à l’avenir.
Ces événements tragiques dans différentes parties du monde ont mis à nu les problèmes systémiques qui affligent nos sociétés. Ils ont allumé un feu dans le cœur des jeunes, les inspirant à chercher des solutions et à demander du changement.
Il s’agit d’une génération qui refuse d’être réduite au silence ; une génération prête à remettre en question le statu quo et à se battre pour un avenir meilleur. Les leaders de tous les secteurs doivent les soutenir pour qu’ils trouvent leur voix et les opportunités de remplir leur mission de manière responsable.
Alors que nous assimilons les nouvelles et partageons la colère et la douleur collectives, nous savons que les réponses violentes ne sont que l’expression de la frustration et de la colère ressenties par ceux qui estiment ne pas avoir d’autre moyen d’exprimer leurs griefs.
Pourtant, toute transformation ne viendra pas des conversations en salle de conférence et des discours en amphithéâtre. Elle nécessitera une reconnaissance du potentiel négligé de l’éducation et de l’emploi, en particulier parmi la population jeune en croissance. Elle viendra lorsque nous remettrons en question l’acceptation silencieuse des obstacles chroniques dans l’éducation et embrasserons une plus grande diversité et inclusion parmi les dirigeants de l’enseignement supérieur.
Les établissements d’enseignement supérieur doivent améliorer leur jeu et se concentrer sur des solutions pratiques s’ils veulent servir de base aux leaders d’aujourd’hui et de demain pour s’engager dans des innovations résilientes, inclusives et tournées vers l’avenir qui favorisent la paix, la sécurité et le développement durable.
Lorsque ces établissements favorisent un environnement qui non seulement éduque, mais aussi habilite les étudiants à aborder les problèmes de la société, ils cultivent des leaders qui rendent eux-mêmes et leurs communautés résistants aux tactiques de recrutement pour la radicalisation et la violence.
L’enseignement supérieur a toujours visé à doter les étudiants des outils nécessaires pour analyser et comprendre des problèmes complexes.




