Un immeuble de 18 étages situé au centre de la capitale du Soudan a été englouti par les flammes au milieu des combats qui font rage dans le pays. Une tour de bureaux immédiatement reconnaissable, située au cœur de la capitale soudanaise, est en proie aux flammes alors que les affrontements entre l’armée et un groupe paramilitaire rival entrent dans leur sixième mois. La tour de la Greater Nile Petroleum Operating Company (GNPOC), située dans le centre-ville de Khartoum, a pris feu tôt dimanche lors des affrontements entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), selon les médias soudanais. On ne sait pas comment l’incendie a commencé ni si quelqu’un a été tué. Les images en ligne de l’incendie montrent des nuages de fumée noire s’élevant de la tour en verre brûlée, l’un des plus hauts bâtiments de Khartoum. Les derniers affrontements dans la capitale ont laissé trois tours emblématiques du quartier Al Mugran ravagées par les flammes : GNPOC, le ministère de la Justice et l’Organisation soudanaise des normes et de la métrologie. Le Soudan est secoué par la violence depuis mi-avril, lorsque les tensions entre l’armée du pays, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, et les RSF, commandées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, ont éclaté au grand jour. Le conflit a réduit Khartoum à une zone de guerre urbaine. Dans le Grand Khartoum, les troupes des RSF ont réquisitionné des maisons civiles et les ont transformées en bases opérationnelles, tandis que l’armée a répondu en bombardant les zones résidentielles, selon les groupes de défense des droits et les militants. Dans la région occidentale du Darfour, le conflit s’est transformé en violence ethnique, les RSF et les milices arabes alliées attaquant des groupes ethniques africains, selon les groupes de défense des droits et les Nations Unies. Le conflit a fait plus de 4 000 morts, selon les chiffres d’août de l’ONU. Cependant, le bilan réel est certainement beaucoup plus élevé, selon les médecins et les militants. Le mois dernier, Amnesty International a déclaré que les deux parties en conflit ont commis de nombreux crimes de guerre, notamment des meurtres délibérés de civils et des agressions sexuelles.




