Équatoriens aux urnes, élection entachée par l’assassinat d’un candidat

Équatoriens aux urnes, élection entachée par l’assassinat d’un candidat

Les Équatoriens se rendent aux urnes pour une élection présidentielle entachée par le meurtre d’un candidat de premier plan, qui met en lumière la violence liée au trafic de drogue dans le pays d’Amérique latine. Des dizaines de milliers de forces de sécurité ont été déployées dans tout le pays pour sécuriser le vote, qui commence à 7 heures du matin (12h00 GMT) et se termine à 17 heures (22h00 GMT). Les résultats préliminaires devraient arriver dans la même soirée, avec le décompte final prévu dans 10 jours. Les électeurs éliront également les membres du parlement composé de 137 sièges. Le président Guillermo Lasso a convoqué des élections anticipées après avoir dissous le Congrès dominé par l’opposition en mai pour éviter un procès en destitution seulement deux ans après son élection. Pour remporter au premier tour, un candidat doit obtenir 40% des voix ou avoir 10 points d’avance sur son concurrent le plus proche. Un éventuel second tour est prévu pour le 15 octobre. Le nouveau président entrera en fonction le 26 octobre et ne servira que le reste du mandat de Lasso, soit un an et demi. Les huit candidats à la présidence ont fait de la lutte contre le crime organisé leur priorité, tout en faisant campagne en gilets pare-balles. Le petit pays d’Amérique du Sud est devenu ces dernières années un terrain de jeu pour les mafias de la drogue étrangères cherchant à exporter de la cocaïne, provoquant une guerre brutale entre les gangs locaux. Plusieurs assassinats politiques ont marqué la période précédant le vote, dont le meurtre du sérieux prétendant à la présidence Fernando Villavicencio à seulement 11 jours de l’élection, soulignant les défis auxquels le pays est confronté. “Il s’agit d’élections totalement atypiques, dans une situation essentiellement d’horreur que traverse l’Équateur… en raison de la violence existante, mais qui s’est manifestée de manière plus aiguë et atroce” avec le meurtre de Villavicencio, a déclaré la politologue Anamaria Correa Crespo à l’agence de presse AFP. En 2022, le pays a atteint un record de 26 meurtres pour 100 000 habitants, un taux supérieur à celui de la Colombie, du Mexique et du Brésil. En tête des sondages avant le meurtre se trouvait Luisa Gonzalez, 45 ans, avocate du parti de gauche de l’ancien président Rafael Correa. Cependant, les observateurs estiment que l’assassinat a peut-être bouleversé la course. Villavicencio, qui était deuxième dans les sondages avant son meurtre, a été remplacé à la dernière minute par un autre journaliste, Christian Zurita. Quelques heures avant le vote, Zurita a déclaré sur les réseaux sociaux qu’il recevait des menaces de mort. “Les menaces contre ma vie et mon équipe ne nous arrêteront pas, mais elles nous obligent à prendre des protocoles de sécurité plus stricts”, a-t-il écrit sur X, anciennement Twitter, ajoutant que son parti avait alerté les autorités et les observateurs électoraux.

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