Le ministre de la sécurité nationale d’extrême droite d’Israël s’est disputé avec le mannequin américain Bella Hadid cette semaine suite à des commentaires que les Palestiniens ont condamnés comme racistes. Dans une interview accordée à N12 News mercredi, Itamar Ben-Gvir a déclaré que le droit à la vie et à la liberté de mouvement des colons dans les colonies illégales en Cisjordanie occupée l’emportait sur le droit de mouvement des Palestiniens. Les Palestiniens se sont depuis longtemps opposés aux restrictions de déplacement, y compris aux points de contrôle, imposées par Israël en Cisjordanie occupée, une zone où ils exercent une autonomie limitée. Ben-Gvir, qui vit dans la colonie juive de Kiryat Arba près de la ville de Hébron en Cisjordanie, a déclaré lors de l’interview que ces restrictions étaient nécessaires pour protéger la sécurité de sa famille. Bella Hadid, dont le père est Palestinien et qui est une fervente défenseure des droits des Palestiniens, a critiqué les commentaires de Ben-Gvir sur Instagram. Elle a également partagé une vidéo montrant des soldats israéliens à Hébron disant à un résident palestinien qu’il n’est pas autorisé à marcher dans une certaine rue réservée aux Juifs. Ben-Gvir a répondu en qualifiant Hadid de “haineuse d’Israël” et en affirmant qu’elle avait partagé seulement une partie de l’interview pour le présenter comme raciste. Le ministère des Affaires étrangères palestinien a condamné les remarques de Ben-Gvir comme “racistes et odieuses” et a déclaré qu’elles ne faisaient que confirmer le régime d’apartheid d’Israël basé sur la suprématie juive. La communauté internationale, ainsi que les Palestiniens, considèrent la construction de colonies comme illégale. Plus de 700 000 Israéliens vivent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, des territoires capturés par Israël en 1967 et revendiqués par les dirigeants palestiniens pour un futur État. Les Palestiniens à Hébron, où les colonies juives occupent une part importante du centre-ville, sont particulièrement vulnérables à la violence des colons soutenue par l’État ainsi qu’à la surveillance israélienne. Les attaques des colons contre les Palestiniens et leurs biens sont également fréquentes. Israël a rejeté toute suggestion selon laquelle il maintient un système d’apartheid envers les Palestiniens, malgré les rapports d’organisations de défense des droits de l’homme, notamment Human Rights Watch et Amnesty International, qui disent le contraire. La Cisjordanie est secouée par la violence depuis le début de l’année dernière.




