Surveillance en temps réel de la qualité de l’air depuis l’espace

Surveillance en temps réel de la qualité de l’air depuis l’espace

La Nasa ‌a​ récemment publié les‌ premières⁢ images prises‌ par son ‌outil d’analyse de l’air, placé​ en orbite géostationnaire‌ plus tôt ‍cette année. L’objectif est de‌ surveiller l’état et l’évolution de la pollution aux États-Unis,⁢ de manière très précise,​ quartier par quartier. Le même système ⁢sera bientôt déployé en Europe et en⁢ Asie.

L’agence spatiale américaine (NASA) vient de‍ dévoiler ses premières cartes ‍de l’état de la pollution aux États-Unis, produites ⁣par son instrument spatial Tempo (pour “Tropospheric Emissions: Monitoring‌ of Pollution”). Dédié à​ l’observation des ‍principaux polluants atmosphériques en Amérique du Nord, ⁤il est installé sur un satellite de‌ télécommunications ⁢placé en⁢ orbite géostationnaire ‌à plus de 35 km au-dessus de l’équateur.

Tempo ⁣mesure “la lumière du soleil réfléchie ⁤et dispersée ​depuis⁣ la⁢ surface de la Terre ‌et ⁣l’atmosphère jusqu’aux ‍détecteurs de l’instrument” ​pendant les heures de clarté pour évaluer les niveaux de divers ⁤polluants, en commençant ‌par ‍l’ozone, le dioxyde d’azote, ​le dioxyde de ​soufre, les aérosols et⁢ la ⁤vapeur ‌d’eau.

Sans surprise, la pollution est concentrée ‍dans les zones urbaines. Ces ⁢premières images montrent des ‍niveaux élevés de dioxyde d’azote au-dessus des villes le matin, mais aussi au-dessus des grandes routes. Il convient cependant de ⁢noter que,⁢ au fur et à ​mesure de la journée, cette pollution matinale a‌ tendance à⁣ se dissiper, ​avant ⁢de remonter en fin d’après-midi, pendant les heures de⁣ pointe.

Les premières mesures ⁣ont ‌été⁢ prises début⁣ août. Une phase d’ajustement est prévue jusqu’en octobre, moment⁢ où Tempo devrait devenir pleinement opérationnel. Les données ⁣seront ensuite partagées avec différents ⁤partenaires, dont l’Agence de ‍protection de l’environnement ‌(EPA)‌ et⁢ l’Administration nationale‍ des océans et de l’atmosphère (NOAA) des États-Unis.

L’idée est ⁢d’aider les⁢ scientifiques à ​mieux étudier la qualité de l’air sur⁤ le ‌continent nord-américain, avec des ⁣données rapportées chaque heure.‍ Les exemples fournis par la‍ Nasa incluent ⁤les effets ⁢de la circulation aux heures de pointe, de la fumée et des cendres des incendies de ⁣forêt, ainsi que l’impact des engrais sur les ⁤terres agricoles. L’ambition‍ de la Nasa est que les ​quartiers du pays‍ bénéficient des⁢ données de Tempo pendant “des décennies à venir”.

“Si les incendies ‌de forêt de⁣ cet été au Canada sont un indicateur, il est ⁢clair que la pollution‍ émise en un endroit peut avoir des ⁤répercussions sur des communautés situées à ⁢des milliers de kilomètres, en particulier celles qui⁤ sont plus susceptibles​ d’être affectées‍ par les‍ effets négatifs ​de la ​mauvaise⁤ qualité ​de l’air”, a déclaré Raid ‌M. Suleiman, astrophysicien ‍à l’Observatoire ​astrophysique Smithsonian (SAO) et au‌ Centre d’astrophysique | Harvard & Smithsonian (CfA), ⁤dans un communiqué⁢ de ⁣presse.

Tempo fait partie d’un vaste⁢ “plan climatique” lancé⁤ par​ l’administration du président​ américain Joe Biden. Cet outil sera bientôt installé sur deux ‍autres satellites, cette fois pour observer la qualité de l’air en Europe et en Asie. – AFP Relaxnews

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