L’IA générative pourrait bientôt consommer plus d’énergie qu’un pays.

L’IA générative pourrait bientôt consommer plus d’énergie qu’un pays.

L’impact environnemental de ​l’intelligence artificielle⁢ générative

Une chercheuse néerlandaise a mis en évidence la consommation d’énergie énorme associée à la nouvelle génération d’outils alimentés par​ l’intelligence artificielle générative. Si ces outils étaient largement adoptés, ils pourraient finir par consommer autant d’énergie qu’un‌ pays entier, voire plusieurs pays combinés.

Alex de Vries, doctorante ⁢à la Vrije Universiteit Amsterdam, a ⁣publié ⁤une⁤ recherche dans le journal Joule sur l’impact environnemental des technologies émergentes⁤ telles que l’intelligence artificielle générative.

L’arrivée, en moins d’un an, d’outils tels que ChatGPT (d’OpenAI), Bing Chat (Microsoft) et Bard (Google), ainsi ⁣que Midjourney et d’autres dans le secteur de ‍l’image,​ a considérablement augmenté la‌ demande‍ de serveurs et donc l’énergie nécessaire pour les faire fonctionner correctement. Cette évolution soulève inévitablement des préoccupations quant à l’impact ‌environnemental de cette technologie, qui est déjà utilisée par de nombreuses ⁢personnes.

Ces dernières années, à l’exception de l’extraction de ‌cryptomonnaie, la consommation d’électricité des centres⁢ de données est restée relativement stable, représentant environ 1% de la consommation mondiale. Cependant, l’expansion de l’intelligence artificielle, qui est inévitable dans de nombreux domaines, est susceptible⁤ de changer la donne.

Selon Alex de ⁤Vries, ⁢le modèle linguistique GPT-3 a consommé à lui seul plus ‌de‌ 1 287 MWh lors de son entraînement. Après cette phase, l’outil est mis au travail, générant des⁤ réponses aux requêtes‍ des internautes,⁢ pour rester avec ⁤ChatGPT.

Au début ‌de⁢ l’année, SemiAnalysis estimait qu’OpenAI avait besoin⁢ de 3 617 serveurs, avec un total de 28 936 unités de traitement graphique (GPU), pour prendre en charge ChatGPT, ⁤ce qui correspondrait à une‌ demande de puissance d’environ 564 MWh ⁤par jour.

Et cela n’est bien sûr que⁣ le⁢ début. Toujours selon SemiAnalysis, la‍ mise en ‌œuvre d’une⁣ IA similaire à ChatGPT dans chaque recherche Google ‌nécessiterait l’utilisation de 512 821 serveurs dédiés, soit ⁣un total de plus de 4 millions de GPU.

Avec une demande de puissance de ‌6,5​ kW par serveur, cela se traduirait par une consommation quotidienne d’électricité de ⁣80 GWh et une⁢ consommation annuelle​ de 29,2⁤ TWh (térawatt-heures, soit ⁤un ⁤milliard de kilowatt-heures). Selon le scénario le ‌plus pessimiste, une IA déployée à grande échelle par Google pourrait consommer ‍autant ⁣d’énergie qu’un ⁤pays comme l’Irlande⁤ (29,3‌ TWh par an).

Alphabet a déjà confirmé que l’interaction avec un modèle linguistique pourrait consommer jusqu’à 10 fois plus d’énergie‌ qu’une⁤ recherche par mot-clé standard, passant de 0,3 Wh à environ​ 3 Wh. Chez Nvidia, le principal fournisseur de serveurs d’IA, plus⁢ de 1,5 ‌million d’unités pourraient être vendues d’ici 2027, pour une consommation totale allant de⁤ 85 à 134 TWh par an.

En conclusion, la consommation d’électricité liée à l’IA devient rapidement une⁢ préoccupation majeure.⁤ Néanmoins, il existe plusieurs moyens⁣ de réduire cela. La première serait évidemment ​de privilégier ‌les sources d’énergie renouvelable pour alimenter​ les centres de données.

Ensuite, il est nécessaire ⁣de trouver des moyens de développer des algorithmes ⁢qui consomment ⁤moins d’énergie. Enfin, il serait⁤ possible de sensibiliser‌ les utilisateurs d’Internet à⁢ une utilisation responsable de l’IA.

Share this post :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Create a new perspective on life

Your Ads Here (365 x 270 area)
Latest News
Categories

    Subscribe our newsletter

    Purus ut praesent facilisi dictumst sollicitudin cubilia ridiculus.