L’équipe hôte, la France, a suivi sa victoire éclatante contre les All Blacks lors de la soirée d’ouverture avec une défaite décevante contre l’Uruguay lors de son deuxième match de la Coupe du Monde jeudi, manquant des points bonus alors qu’elle peinait contre une équipe sud-américaine pleine d’énergie. La semaine dernière, la victoire éclatante contre les trois fois champions de la Nouvelle-Zélande allait être difficile à suivre pour les hôtes, mais peu s’attendaient à ce qu’ils aient du mal contre l’Uruguay, l’une des équipes les moins bien classées du tournoi, qui a offert un spectacle défiant au Stade Pierre-Mauroy à Lille. L’entraîneur de la France, Fabien Galthié, a effectué de nombreux changements dans l’équipe, choisissant de reposer des joueurs tels que Gregory Alldritt, Gael Fickou, Charles Ollivon et le capitaine Antoine Dupont. Mais il a averti ses joueurs de ne pas faire preuve de complaisance, notant que l’Uruguay avait “de grands cœurs” et “beaucoup d’énergie et d’agressivité”. Ce avertissement s’est avéré être un euphémisme. L’Uruguay faisait ses débuts dans le tournoi en France, quatre ans après avoir commencé sa Coupe du Monde 2019 au Japon par une victoire mémorable contre les Fidji. Bien que reproduire cet exploit jeudi était impossible, les visiteurs inspirés ont donné une frayeur aux Français, ne les devançant que d’un point à mi-chemin de la deuxième mi-temps. Malgré leurs limites, notamment en mêlée, l’Uruguay a montré une réelle détermination, méritant une ovation debout de la part du public français. Solides en défense, ils ont fait preuve d’inventivité et d’audace avec le ballon en main – bien qu’ils n’en aient jamais vraiment eu assez. La foule de 49 000 personnes à Lille, une ville du nord plus habituée au football qu’au rugby, a été moins impressionnée par la performance de la France, qui a été accueillie par quelques sifflets et huées entre les chants enflammés de la Marseillaise. L’entraîneur Galthié a effectué 12 changements dans le XV de départ qui a battu la Nouvelle-Zélande il y a une semaine, et les remplaçants n’ont pas été à la hauteur de l’occasion. En l’absence de Dupont, ils étaient dirigés par Anthony Jelonch, qui a fait un retour miraculeux depuis sa rupture des ligaments croisés antérieurs en février. La mêlée de l’Uruguay a eu du mal dès le début, offrant aux hôtes une pénalité rapidement convertie par le demi d’ouverture Melvyn Jaminet. Mais ce sont les visiteurs peu considérés qui ont marqué le premier essai, avec Felipe Etcheverry lobant la défense française avec un superbe coup de pied sur le côté que Nicolas Freitas a aplati pour donner l’avantage à l’Uruguay. C’était un avantage improbable pour Los Teros – comme on appelle l’Uruguay – et les hôtes ont rapidement repris les devants grâce à un travail astucieux du demi de mêlée Maxime Lucu, qui a envoyé Antoine Hastoy derrière la ligne pour l’essai de la France. La conversion de Jaminet a été suivie d’une autre pénalité lorsque l’Uruguay a effondré la mêlée.




