Fernando Alonso, le pilote espagnol de Formule 1, est sur le podium, tenant fièrement son trophée en céramique. Ses dents sont aussi éclatantes de blancheur que le trophée lui-même. Après avoir terminé à la deuxième place sur le circuit de Zandvoort aux Pays-Bas, Alonso déclare à son ingénieur : “Nous allons bientôt remporter une course”. Plus tard, lors de la conférence de presse réservée aux trois premiers pilotes, Alonso attend calmement que Max Verstappen, le vainqueur, arrive.
Les gestes sont importants dans le monde de la course automobile. Alonso, champion du monde en 2005 et 2006, refuse de se laisser abattre par une deuxième place. Il veut plus. Il a été engagé pour sa vitesse, son instinct de course et son expérience, dans le but ultime de sortir l’équipe d’Aston Martin de la médiocrité et de la mener à la victoire en Grand Prix et aux championnats du monde. Un objectif audacieux, car depuis 2010, trois équipes – Mercedes, Red Bull et Ferrari – ont remporté plus de 90 % des courses de Formule 1. De plus, Mercedes et Red Bull ont remporté tous les championnats du monde de cette période.
Le milliardaire canadien Lawrence Stroll, propriétaire de l’équipe Aston Martin, ne veut pas voir sa voiture terminer au milieu du peloton. Il veut gagner, à tout prix. Dans la nouvelle usine de l’équipe à Silverstone, Stroll réunit son équipe pour une réunion de bilan après le Grand Prix d’Italie à Monza. Les ingénieurs et les superviseurs discutent des résultats décevants de l’équipe et de la nécessité d’améliorer la performance de la voiture.
En début de saison, Aston Martin a été la surprise en terminant troisième lors de la première course, devant des concurrents apparemment plus puissants comme Mercedes et Ferrari. Les ingénieurs ont apporté des améliorations significatives à l’aérodynamisme de la voiture par rapport au modèle de l’année précédente. Cependant, les résultats récents montrent que l’équipe doit encore progresser pour atteindre son objectif de victoire.
Source : DER SPIEGEL 40/2023




