La députée française d’origine algérienne, Sabrina Sebaihi, tire la sonnette d’alarme. Elle demande au ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, de fermer une application en ligne accusée de cibler les musulmans et les migrants. Selon elle, cette plateforme, baptisée « mafrance.app », constitue une menace pour la cohésion sociale et encourage des actes criminels.
Le site se présente comme une source de données publiques sur l’insécurité, l’immigration et l’islamisation. En réalité, il propose des cartes interactives permettant de localiser les mosquées, les centres d’hébergement des migrants et les « quartiers sensibles ».Il affiche aussi des statistiques sur la présence étrangère, nord-africaine ou turque, en les associant systématiquement à des indicateurs de délinquance et de « perte de l’identité française ».
Pour la députée, ces agissements relèvent du « provocation publique à la discrimination et à la haine » au sens de l’article 24 de la loi de 1881 sur la presse. Elle dénonce un amalgame constant entre islam et insécurité, alimentant la peur et le rejet envers les musulmans. Des publications sur les réseaux sociaux invitent même les utilisateurs à repérer la mosquée la plus proche, utilisant un vocabulaire idéologique comme « retour au pays ».
L’origine des données reste floue, semant le doute sur leur fiabilité et leur traitement. Sabrina Sebaihi appelle donc à une enquête approfondie, alors que l’islamophobie progresse en France, menaçant la sécurité des musulmans et le maintien de l’ordre public.




