Le président Emmanuel Macron a rencontré mercredi les dirigeants de tous les partis politiques français, y compris ses adversaires les plus amers, en dehors de Paris, dans le but de briser l’impasse d’un parlement sans majorité. Privé d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis les élections parlementaires de l’année dernière, Macron a déclaré qu’il souhaitait une “discussion franche, honnête et directe” visant à “agir ensemble” dans l’intérêt des électeurs.
Dans une lettre invitant les chefs de parti de l’extrême gauche à l’extrême droite, Macron s’est engagé à travailler ensemble à l’élaboration de nouvelles lois et, si nécessaire, à organiser des référendums – un outil politique rare qui a déjà échoué par le passé. Les discussions se dérouleront à huis clos, les participants devant remettre leurs téléphones.
Une idée en discussion est l’organisation par le gouvernement d’un “préférendum” – une consultation publique non contraignante qui offrirait aux électeurs des questions à choix multiples sur des questions telles que l’immigration ou l’éducation. Les conservateurs et l’extrême droite ont déjà appelé à des référendums sur l’immigration, tandis que l’alliance NUPES des partis de gauche souhaite que les électeurs aient leur mot à dire sur les changements controversés déjà adoptés par Macron en matière de retraites.
Le parti Renaissance de Macron préférerait un référendum avec “entre trois et cinq questions”, y compris sur la réforme institutionnelle. Cependant, les avocats constitutionnels ont également émis des doutes, avec l’expert Bertrand Mathieu déclarant que l’idée équivaut à “une procédure jamais vue auparavant, une sorte de sondage grandeur nature organisé par l’État”.



