Les chauffeurs de taxi parisiens entament une nouvelle bataille judiciaire contre Uber, accusant le géant américain de concurrence déloyale et réclamant 455 millions d’euros de dommages et intérêts. Environ 2 480 chauffeurs de taxi participeront à cette action soutenue par neuf associations et syndicats, qui représente environ 8% de la profession en France. Cette action fait suite à une décision de la Cour de cassation reconnaissant l’existence d’une relation de subordination entre la plateforme Uber et l’un de ses anciens chauffeurs. Les représentants des chauffeurs de taxi affirment qu’Uber refuse d’appliquer la législation française du travail et des impôts, ce qui constitue une concurrence déloyale. Ils soutiennent également que Uber a mis en place un système où l’illégalité est érigée en principe de fonctionnement, au détriment de la concurrence. Les chauffeurs estiment qu’ils perdent chaque année 9 300 euros et réclament des dommages et intérêts à Uber. De son côté, Uber affirme que cette action est infondée et “anachronique” et va à l’encontre des intérêts de tout un secteur et des chauffeurs qui souhaitent rester indépendants. En parallèle, la Cour d’appel de Paris a récemment ordonné à Uber de verser des indemnités à 149 chauffeurs de taxi pour concurrence déloyale liée à l’activité de son ancienne application UberPop.




