Les étudiants français ne pourront pas entrer à l’école s’ils portent des robes longues, a clairement indiqué le président Emmanuel Macron vendredi, affirmant que les autorités seraient “intraitables” dans l’application de cette nouvelle règle à la rentrée prochaine. Le ministre français de l’Éducation, Gabriel Attal, a annoncé lors d’une conférence de presse il y a six jours que les robes portées principalement par les musulmans, connues sous le nom d’abayas pour les filles et les femmes et de khamis pour les garçons et les hommes, seraient interdites à partir de la rentrée scolaire de lundi.
La première ministre française, Élisabeth Borne, a rejeté toute accusation de traitement injuste avec l’introduction de cette interdiction. “Je constate qu’il y a de la manipulation et des tentatives de provocation de la part de certains. Je pense notamment à LFI (La France Insoumise – un parti politique de gauche français)”, a déclaré Borne lors d’une interview avec le réseau de radio français RTL. ”Mais je tiens à préciser les choses très clairement : il n’y a pas de stigmatisation. Chacun de nos concitoyens, quelle que soit sa religion, a sa place dans notre pays”, a-t-elle ajouté.
Macron a abordé publiquement le code vestimentaire pour la première fois après avoir visité une école professionnelle dans la région du Vaucluse, dans le sud de la France. ”Nous savons qu’il y aura des cas” d’élèves testant la règle, a déclaré le président, notamment ceux qui cherchent à “défier le système républicain”. Macron a déclaré qu’ils ne pourraient pas se faufiler en classe, soulignant que “nous serons intransigeants sur le sujet”.
La nouvelle règle a été critiquée. Les réseaux sociaux ont été envahis de critiques affirmant que les vêtements amples et couvrants ne constituent pas une manifestation ostentatoire de la religion et ne devraient pas être interdits dans les salles de classe.
Le cadre de cette interdiction est une loi de 2004 visant à préserver la laïcité dans les écoles publiques françaises. La loi interdisait les foulards musulmans mais s’appliquait également aux grandes croix chrétiennes, aux kippas juives et aux grands turbans portés par les sikhs. Elle a été adoptée après des mois de tumulte et de débats parlementaires marathon.
Source : L’info en 3 secondes



