Les écoles de toute la France ont observé une minute de silence lundi en hommage à l’enseignant poignardé à mort, qualifié d'”acte de terreur islamiste” par le président Emmanuel Macron. Plus tôt dans la journée, Macron a appelé à une réponse gouvernementale “sans merci” envers ceux en France qui ont des idéologies terroristes.
Tribute national après le meurtre d’un enseignant à Arras
Le hommage national intervient un jour après que des milliers de personnes se soient rassemblées à Arras, dans le nord-est de la France, pour rendre hommage à Dominique Bernard, âgé de 57 ans. Son assassinat vendredi a provoqué une onde de choc dans le pays et a conduit à des appels à renforcer la sécurité dans les écoles. Le gouvernement a déjà placé le pays en alerte maximale et déployé 7 000 soldats.
L’attaque à Arras, ville abritant de nombreuses populations juives et musulmanes, survient dans un contexte de conflit croissant au Moyen-Orient. Le suspect, un homme russe de 20 ans, a été arrêté pour le meurtre et pour avoir également grièvement blessé trois autres personnes dans l’école qu’il fréquentait autrefois. “Arras est mise à l’épreuve, mais Arras tient bon… nous tenons bon”, a déclaré le maire Frédéric Leturque à une foule de plus de 5 000 personnes rassemblées sur la place centrale dimanche.
Parmi les blessés, une personne hospitalisée pour des blessures graves “semble aller mieux”, a déclaré une source proche de l’affaire à l’AFP. Le président français a appelé lundi à une réponse gouvernementale “sans merci” envers ceux qui ont des idéologies terroristes à la suite de l’attaque. Il a demandé à la police de passer en revue leurs dossiers de radicaux pouvant être expulsés de France pour s’assurer que personne n’a été négligé et a demandé au ministre de l’Intérieur de prendre une “approche spéciale envers les jeunes hommes âgés de 16 à 25 ans du Caucase”, a déclaré son aide.
Macron a publié un message adressé aux enseignants sur la plateforme de médias sociaux X lundi : “Les terroristes savent qu’il ne peut y avoir de République sans écoles, sans apprentissage patient de la pensée critique et des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui forgent les citoyens dans vos salles de classe… [Le gouvernement a] agi, nous agissons et nous continuerons d’agir pour que nos écoles restent un sanctuaire pour nos élèves et pour tous ceux qui y travaillent.” L’attaque a eu lieu presque trois ans jour pour jour après le 16 octobre.




