Une tentative de fouille pour retrouver les corps de dizaines de soldats d’occupation allemands prétendument exécutés en France centrale par des résistants en 1944 n’a pas permis de découvrir de restes, ont annoncé les autorités jeudi. La préfecture du département de la Corrèze a déclaré que “la zone s’est avérée vide après la fouille. Des veines rocheuses à 1,7 mètres (six pieds) sous terre pourraient expliquer les échos radar enregistrés à cet endroit”. Les autorités locales avaient déclaré en juillet qu’une “fosse commune” potentielle avait été identifiée près de Meymac en Corrèze, après que l’ancien combattant de la Résistance de 98 ans ait rendu publiques ses allégations sur les exécutions. Bien que 11 corps aient été retrouvés dans les années 1960, on estime que le groupe de prisonniers était composé de 46 Allemands, ainsi que d’une Française soupçonnée de collaboration. L’ancien combattant Edmond Reveil a déclaré à l’AFP que le petit groupe de résistants, composé d’environ 30 membres seulement, a dû tuer les Allemands car il n’avait pas les moyens de les garder prisonniers. ”Si nous avions laissé les Allemands partir, ils auraient détruit Meymac”, a-t-il déclaré. La recherche la plus récente dans la zone boisée a permis de trouver des reliques de la Seconde Guerre mondiale, dont 20 balles et des douilles provenant d’armes françaises, allemandes, américaines et suisses d’avant 1944, ainsi que cinq pièces de monnaie d’avant 1943. “Ces éléments confirment la présence d’un groupe de résistants à cet endroit en 1944”, a déclaré la préfecture. Cependant, “les recherches autour de l’endroit où ces objets ont été trouvés n’ont pas permis d’identifier de restes humains”, a-t-elle ajouté. La fouille conjointe franco-allemande a été interrompue, mais la préfecture a déclaré qu’il y aurait une analyse supplémentaire des données radar et topographiques ainsi que des documents historiques. Toute nouvelle information pourrait entraîner de nouvelles fouilles, a-t-elle ajouté. L’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de la France a dirigé la recherche de ce mois-ci, en coopération avec l’autorité allemande des tombes de guerre VDK.



