Des groupes de conservation français se sont retirés lundi des consultations gouvernementales sur la gestion de la population de loups, qualifiant de “inacceptables” les nouvelles propositions des ministres pour contrôler le nombre croissant de ce prédateur autrefois en voie de disparition. Ces propositions ont été dévoilées lors des dernières discussions à huis clos entre les écologistes, les élus, les fonctionnaires, l’industrie agricole et les chasseurs, mais elles n’ont satisfait aucune des parties, les agriculteurs se plaignant également. Jean-David Abel de France Nature Environnement (FNE), au nom de six associations environnementales, a déclaré : “Nous avons annoncé notre retrait définitif du Groupe national du loup”. Il a ajouté que les propositions des écologistes faites plus tôt cette année n’ont pas été prises en compte dans le texte final. Les loups avaient disparu de France mais ont commencé à revenir dans les années 1990, les agriculteurs déclarant avoir subi 12 000 attaques sur leurs animaux l’année dernière. Selon l’autorité française de la biodiversité, le nombre de loups est estimé à 1 104 individus ce mois-ci. Les règles actuelles permettent de tuer jusqu’à 19 % de la population. Malgré les plaintes des écologistes, le représentant de la FNO, Claude Font, a déclaré que le plan proposé ne satisfait personne. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a averti ce mois-ci que la concentration de meutes de loups dans certaines régions européennes constituait un véritable danger pour le bétail et potentiellement aussi pour les humains. Elle a annoncé une révision des lois protégeant les prédateurs des chasseurs et a appelé les communautés locales, les scientifiques et les responsables à soumettre des données sur le nombre de loups et leur impact.




