En Asie, les marques exploitent le pouvoir d’influence des livestreamers virtuels, tandis qu’en Occident, les créateurs se font passer pour des personnages virtuels. Selon Allied Market Research, le marché des personnages virtuels devrait atteindre 440,3 milliards de dollars d’ici 2031. Cette tendance est si influente que, dans l’Ouest, la situation s’est inversée. Maintenant, les créateurs humains imitent leurs homologues virtuels et font émerger les “personnages non jouables” (NPC) humains.
Sur des plateformes occidentales comme TikTok, les livestreams NPC gagnent en popularité. Les NPC sont des personnages secondaires préprogrammés dans les jeux vidéo et ne sont pas contrôlés par le joueur. Le terme est couramment utilisé par la génération Z pour décrire quelqu’un de générique ou qui manque de pensée indépendante. Dans les livestreams NPC, les créateurs se font passer pour des NPC et réagissent avec des phrases spécifiques lorsqu’ils reçoivent des cadeaux virtuels. Par exemple, Pinkydoll, l’une des livestreamers NPC les plus populaires sur TikTok, dit “la glace est tellement bonne” lorsqu’elle reçoit un cadeau de glace. Elle compte plus de 950 000 abonnés et diffuse régulièrement devant un public de plus de 30 000 spectateurs simultanés.
Ces tendances polarisantes mais novatrices ont inondé les écrans de smartphones du monde entier ces dernières semaines. En Chine, des humanoïdes hyper-réalistes générés par l’IA ont fait leur apparition sur les plateformes de commerce électronique, tandis que l’Occident s’est retrouvé fasciné par une vague de créateurs ressemblant à des NPC partageant des phrases accrocheuses contre de l’argent.
En Occident, l’humain imite la machine. En Chine, la machine imite l’humain.




