À Tokyo, le personnel d’un grand magasin japonais est en grève pour la première fois en plus de 60 ans. Les employés de Seibu protestent contre la vente prévue de l’entreprise au groupe d’investissement américain Fortress. Cette action rare met en lumière le mécontentement des travailleurs japonais face aux restructurations, aux licenciements, aux heures supplémentaires non rémunérées et aux salaires stagnants. Malgré ces conditions difficiles, les grèves sont devenues de plus en plus rares au Japon au cours des dernières décennies. En 1974, il y avait plus de 5 000 grèves qui ont duré plus d’une demi-journée, tandis qu’en 2022, il n’y en avait que 33. Cette diminution est surprenante étant donné les problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs. Cependant, cela montre également que le Japon n’a pas connu la même vague de colère collective que d’autres pays. La grève de Seibu, bien que limitée à un seul magasin, est significative de par sa rareté. Les travailleurs espèrent ainsi faire entendre leur voix et exprimer leur opposition à la vente de leur entreprise à une société étrangère.




