L’UE sans crainte d’une guerre commerciale avec la Chine

L’UE sans crainte d’une guerre commerciale avec la Chine

L’Union européenne a affirmé vendredi que son économie pourrait survivre à toute riposte de la Chine, après que Pékin ait averti que l’enquête de Bruxelles sur les subventions chinoises aux voitures électriques nuirait aux relations commerciales. L’Europe s’est​ mise en danger de guerre commerciale lorsque la présidente de la Commission européenne, Ursula ​von der Leyen, a ​annoncé l’enquête anti-subventions mercredi, accusant la ‍Chine de maintenir les prix des voitures “artificiellement bas grâce à d’énormes subventions de l’État”. L’enquête pourrait amener l’Union européenne à protéger les constructeurs automobiles européens en imposant des tarifs punitifs sur les voitures qu’elle estime vendues à un⁤ prix injustement bas. Le lendemain ⁤de l’annonce de von der Leyen, le ministère chinois du commerce a​ répliqué ​en qualifiant les ⁤mesures de “protectionnisme pur” de l’UE et en déclarant qu’elles “auront⁤ un impact négatif ⁢sur les relations économiques et commerciales entre la Chine et l’UE”. Le commerce avec la Chine représente environ 2,5 % du PIB de la zone euro, mais le commissaire à l’économie, Paolo Gentiloni, semblait ne pas être préoccupé⁢ par l’avertissement lorsqu’on lui a ​demandé si l’économie de l’UE pourrait survivre à d’éventuels tarifs. “Je suis confiant, mais‍ nous devons aborder cette question très sérieusement. Je pense qu’il n’y a pas de raison spécifique de riposter, mais la riposte est ​toujours possible”, a-t-il déclaré avant une réunion des ministres ‌des finances de la zone euro à Santiago de Compostela. L’enquête fait suite ⁤à⁤ la demande de la France à Bruxelles de prendre des mesures plus⁤ fortes pour défendre l’industrie européenne contre les menaces croissantes de la Chine⁤ et des États-Unis. Le ministre français des Finances, ‌Bruno Le Maire, a défendu avec passion la force de l’UE en rejetant les accusations de protectionnisme. “Nous n’avons à craindre aucun pays. Nous sommes l’UE… Nous sommes l’un des continents⁣ économiques les plus puissants”, a-t-il déclaré à Bloomberg TV vendredi. “Nous ne sommes ⁢pas là pour déclencher ⁤une guerre commerciale”, a-t-il ajouté, précisant : “Cela n’a rien à voir avec le protectionnisme”. “C’est une bonne nouvelle que l’Europe réalise la ⁣nécessité de défendre ses intérêts économiques”, ⁤a déclaré Le Maire, en soulignant que les ⁤États-Unis et la Chine agissent pour​ protéger leurs économies. L’Allemagne, l’un des plus ⁢grands constructeurs automobiles du monde, est plus réticente car ses grandes marques bien connues‍ sont plus exposées au marché chinois que les constructeurs français. Bien que⁤ Berlin ait exprimé ⁣des inquiétudes avant l’annonce, le ministre ‌allemand des Finances, Christian Lindner, a soutenu l’enquête dans des commentaires vendredi. “S’il y ‌a des inquiétudes quant à⁤ l’équité, il faut⁢ les⁤ examiner. Le commerce mondial repose ⁢sur des règles et celles-ci s’appliquent bien sûr également ⁣aux véhicules électriques”, a-t-il déclaré. Gentiloni a reconnu que‍ le niveau des ⁢échanges commerciaux avec la Chine “varie d’un État membre à⁣ l’autre”. La Chine ​représente le plus grand marché mondial pour les grandes marques automobiles⁢ allemandes telles que Volkswagen, Audi, Mercedes et BMW. C’est également la principale destination des​ géants français du luxe ​LVMH, Kering et Hermès. La ministre espagnole de l’Économie, Nadia Calvino, a insisté ​sur le fait que l’UE était “une superpuissance commerciale mondiale”.

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