L’envoyé du pape François, le cardinal Matteo Zuppi, a eu des discussions “ouvertes et cordiales” à Pékin avec un responsable gouvernemental chinois sur la nécessité de trouver des solutions pour la paix en Ukraine, a annoncé le Vatican jeudi (14 septembre). Lors de sa rencontre avec Li Hui, envoyé spécial de la Chine pour les affaires eurasiatiques, le cardinal italien a également abordé la question de la sécurité alimentaire et des exportations de céréales bloquées en provenance d’Ukraine. Selon un communiqué, la réunion, qui s’est déroulée dans une atmosphère ouverte et cordiale, était consacrée à la guerre en Ukraine et à ses conséquences dramatiques. Les deux parties ont souligné “la nécessité de combiner les efforts pour encourager le dialogue et trouver des voies menant à la paix”, a ajouté le Vatican. Depuis l’entrée des forces russes en Ukraine en février 2022, la Chine s’est abstenue de condamner son allié Moscou, bien qu’elle ait appelé à plusieurs reprises à un cessez-le-feu et à une solution politique à la crise. Avant sa mission à Pékin, Zuppi a visité Kiev et Moscou en juin et Washington en juillet dans le cadre des tentatives jusqu’à présent infructueuses du Saint-Siège pour rapprocher l’Ukraine et la Russie de la table des négociations. La volonté de la Chine de tenir des discussions avec l’envoyé papal est considérée comme significative, compte tenu des relations difficiles entre Pékin et le Vatican. Le Vatican entretient des relations bilatérales avec Taïwan, gouverné démocratiquement, mais pas avec la Chine, qui revendique l’île comme faisant partie de son territoire. Le Vatican est le seul État européen à reconnaître Taipei. Les relations sino-vaticanes ont également été tendues en raison de divergences sur les nominations d’évêques en Chine. Le Vatican se plaint que Pékin a nommé unilatéralement des évêques à plusieurs reprises, en violation d’un accord historique de 2018.



