Le Myanmar a récemment rejeté les accusations de génocide portées contre lui par la Gambie, qualifiant ces allégations d’« infondées ». Lors d’une audience à la Cour internationale de justice (CIJ), le ministre Ko Ko Hlaing a défendu les actions de son pays, les présentant comme une opération de lutte contre le terrorisme, justifiée par des attaques ayant coûté la vie à des membres des forces de sécurité.
La Gambie, qui accuse le Myanmar d’avoir violé la Convention sur le génocide de 1948, a présenté des preuves accablantes, évoquant des actes de violence systématique, y compris des viols et des meurtres. Philippe Sands, l’avocat représentant la Gambie, a affirmé que l’intention génocidaire était manifeste dans les actions de l’État birman.
Les juges de la CIJ examineront les preuves pendant trois semaines avant de rendre leur décision, qui pourrait prendre des mois, voire des années. Bien que la CIJ n’ait pas de pouvoir d’exécution, un verdict en faveur de la Gambie pourrait accroître la pression politique sur le Myanmar.
Actuellement, environ 1,17 million de Rohingyas vivent dans des conditions précaires dans des camps au Bangladesh, fuyant la violence de l’armée birmane. Le ministre Hlaing a affirmé que le Myanmar était déterminé à faciliter le retour des Rohingyas dans leur État d’origine. Les audiences de la CIJ se poursuivront jusqu’au 29 janvier, avec des témoignages de victimes prévus en session fermée.




